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Evan

Crépuscule.

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Evan

Lentement à l'horizon la lumière fuit
Et le ciel se charge, mélancolique et sombre,
D'un obscur voile brumeux étalant son ombre
Jusqu'au ponant, là où le soleil s'évanouit.

C'est l'heure indéfinie où tous les chats sont gris.
Je ne distingue bientôt plus dans la pénombre
Toutes ces chimères, illusions qui m'encombrent
Et mon esprit oublie tout ce qu'il a appris.

Ne reste plus dans la douceur du crépuscule
Que les parfums absents des vives renoncules.
Alors, grave et serein, je songe au grand départ.

Ce long voyage qui n'emmène nulle part
Et mon âme se hasarde sans désespoir
Dans le silence d'une nuit profonde et noire.

  • Aimé 3

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Filae77
Il y a 1 heure, Evan a dit :

Alors, grave et serein, je songe au grand départ.

Ce long voyage qui n'emmène nulle part
Et mon âme se hasarde sans désespoir
Dans le silence d'une nuit profonde et noire.

Bonsoir @Evan,  un cœur pour ce très beau texte  ,des vers élégants au service d' une poésie mélancolique  qui  évoque l' idée d' un passage 

dans la mort ,-> je songe au grand départ., résigné mais serein et confiant -> Et mon âme se hasarde sans désespoir

 

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Gilliatt

Bonsoir @Evan, j'aime ce beau sonnet  où le narrateur, devant le soleil couchant, envisage sereinement son propre départ, inévitable pour chacun. ❤️

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Eathanor

Un sonnet qui convoque un spleen de belle facture.

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Nomal' sland

Sonnet qu'un au revoir. W

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Jean-Baptiste Fouco
Il y a 23 heures, Evan a dit :

Lentement à l'horizon la lumière fuit
Et le ciel se charge, mélancolique et sombre,
D'un obscur voile brumeux étalant son ombre
Jusqu'au ponant, là où le soleil s'évanouit.

C'est l'heure indéfinie où tous les chats sont gris.
Je ne distingue bientôt plus dans la pénombre
Toutes ces chimères, illusions qui m'encombrent
Et mon esprit oublie tout ce qu'il a appris.

Ne reste plus dans la douceur du crépuscule
Que les parfums absents des vives renoncules.
Alors, grave et serein, je songe au grand départ.

Ce long voyage qui n'emmène nulle part
Et mon âme se hasarde sans désespoir
Dans le silence d'une nuit profonde et noire.

Bravo pour ce sonnet mélancolique à souhait, de la poésie comme je l'aime.

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Gabriel Montigny

Quand la plus difficile des phases du deuil est atteinte:

 

l'acceptation.

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Charles Boveaud

Je revois votre poésie et je n'ai qu'à m'y soumettre ! Votre poésie riche en contemplation d'un paysage mêlé aux sentiments profonds et indescriptible qu'est l'adieu à la vie ! Je retiens :

Le 28/07/2019 à 17:55, Evan a dit :

C'est l'heure indéfinie où tous les chats sont gris.
Je ne distingue bientôt plus dans la pénombre
Toutes ces chimères, illusions qui m'encombrent
Et mon esprit oublie tout ce qu'il a appris.

Malgré un défaut d'écriture, nullement contraignante :

Le 28/07/2019 à 17:55, Evan a dit :

Jusqu'au ponant, là où le soleil s'évanouit.

Ce vers compte treize syllabes...

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