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Intimité


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Julien Ertveld

Un manteau blanc a recouvert la campagne

Et le vent du nord vient égayer nos carreaux

De ses sculptures de givre. Sous nos rideaux,

Vois, ses arabesques voilent la campagne.

 

Elle me répond : «  Moi, je pense aux gens en pagne

Qui n’ont ni froid, ni bise, ni le givre aux carreaux

Et qui sous leur soleil ignorent comme c’est beau

Lorsque la neige recouvre la campagne

 

De courir et glisser dans le vent et le froid,

De pouvoir en rentrant se réchauffer les doigts

À la flamme d’un feu de cheminée ;

 

Puis, quand vient le soir, dans une ombre naissante,

Blottis l’un contre l’autre, face à la flambée

D’admirer le ballet de ses flammes ardentes. »

  • Aimé 4
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Gilliatt

Bonjour @Julien Ertveld merci pour ce vrai moment d'intimité qui nous ramène aux nôtres, si chers à nos mémoires, oui, l'alternance des saisons à un charme que beaucoup d'hommes et de femmes sur terre ne connaissent pas, et cette pensée pour tous ceux-là est une bénédiction... ❤️

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Marc Hiver

@Julien Ertveld,

 

Hiver ne peut qu'apprécier ce poème sur le fond sans méconnaître ses qualités formelles et son souffle. Un agréable moment de lecture poétique : et hop ! Un coeur.

Edited by Marc Hiver
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Filae77
Il y a 19 heures, Julien Ertveld a dit :

Un manteau blanc a recouvert la campagne

Et le vent du nord vient égayer nos carreaux

De ses sculptures de givre. Sous nos rideaux,

Vois, ses arabesques voilent la campagne.

Bonjour ,  @Julien Ertveldun cœur pour ce joli texte qui rappelle que le 'Beau '  se trouve aussi (et surtout) dans ce que la nature offre  , et à condition  qu' on y soit un minimum réceptif . Le deuxième strophe fait intervenir astucieusement une personne tierce qui vient  'appuyer'  les dires du narrateur.

déjà  sollicitée et annoncée  par le  'Vois'  du dernier vers de la première strophe.

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Ladouce

Merci @Julien Ertveldpour ce poème doux et paisible comme un paysage de neige.

   Vous rappelez dans ce poème, la beauté, la richesse et la gratuité que la vie nous offre : la nature, la ronde des saisons, la paix accessible à deux êtres, blottis l’un contre l’autre et qui admirent un feu de bois. C’est tout simple. C’est tout doux.

    Merci pour ce bol d’oxygène.

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Julien Ertveld

Merci à tous de ce partage dans la simplicité des sentiments qu'exprime mon poème.

Je reviens de quelques jours de vacances et je vous retrouve toujours aussi attentifs . Je n'oublie pas de lire vos vers, même si je ne les commente pas toujours. Mais j'en partage les émotions.

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