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Gabriel Montigny

L’Écume du Café

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Marc Hiver

@Gabriel Montigny,

 

Merde ! T'es dans le pétrin, gars, mais ton poème est d'enfer !

  • Haha 1

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Gilliatt

Belle et profonde introspection qui met sur la sellette la fondamentale incommunicabilité qui nous entrave, n'est-ce pas la poésie le remède ?

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Mohè

@Marc Hiver a tout dit ! génial, encore une fois ! 

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Filae77
Il y a 7 heures, Gabriel Montigny a dit :

Au prisme des mots

Et que ces mots trahissent ?

Bonjour @Gabriel Montigny, Merci pour ce texte très riche qui pose plusieurs interrogations fondamentales sur l écriture, dont :

- la notion de   'haute fidélité'  inexistante en poésie, la substance originelle de toute chose est-elle trahie dés lors qu' elle est formalisée,  

  ( et accessoirement, le référentiel et le champ lexical tout riches soient-il constituent-ils de facto une limite au poète ? )

Il y a 8 heures, Gabriel Montigny a dit :

Mais tu n’y percevras rien
Que tu n’y apportes…

  Douloureuse incertitude de la poésie, sorte d' auberge Espagnole: n' avoir de perceptible que ce qui est soluble et compatible dans le champ

  poétique  de chacun.

  

  • Aimé 1

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Diane

Votre texte est remarquable à tous points de vue.

Le lecteur y voit ce qu'il a envie d'y voir, un reflet, des images, une confrontation à la réalité,

ce qu'il voit lui même en se levant le matin et en prenant le volant de sa voiture,

tout ce qui lui passe par la tête et fruit de sa propre imagination....

C'est extrêmement poétique et en même temps habilement construit.

 

Bravo.

 

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Carine

Ce poème me laisse sans voix... au volant de ma voiture me laissant happer par le jeu incessant des nuages (dieu que j’aime ça), et puis vous nous faites une petite place à la fin, à nous lecteurs, et c’est magique ... magnifique!

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Yguemart

@Gabriel Montigny Un texte qui se déguste comme un bon café par à-coups suçotant.

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Nomal' sland

@Gabriel Montigny

 

Un  cœur enthousiaste pour ces très beaux vers auscultant  l’obsession poétique. W

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Frédéric Cogno
Posted (edited)

La dure réalité de ce monde préfabriqué et aseptisé ronge le poète de l'intérieur. Les arpèges d'une viole, un sourire, une framboise des bois et mille autres choses bénies peuvent inverser les choses...mais la société enferme les cœurs purs dans un pilulier. Écrire, peindre, composer, créer tout simplement et refaçonner son quotidien et pourquoi pas le monde (!) voilà sans doute l'urgence.L'appel du rêve en définira la tonalité poétique. Votre texte m'a touché en profondeur. Quant à la métaphore si délicate du café,  elle est simplement somptueuse. Bravo Gabriel

Edited by Frédéric Cogno

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Gabriel Montigny
Le 08/06/2019 à 09:30, Marc Hiver a dit :

@Gabriel Montigny,

 

Merde ! T'es dans le pétrin, gars, mais ton poème est d'enfer !

@Marc Hiver

Ce pétrin est celui dont je tire des petits pains poèmes non sans avoir dès l'aurore travaillé la pâte. 

Le 08/06/2019 à 11:50, Gilliatt a dit :

Belle et profonde introspection qui met sur la sellette la fondamentale incommunicabilité qui nous entrave, n'est-ce pas la poésie le remède ?

@Gilliatt

La poésie est remède à tout. Et comme tout remède elle est aussi poison. C'est effectivement l'enjeu de l'écriture de ce poème.

Le 08/06/2019 à 15:03, Mohè a dit :

@Marc Hiver a tout dit ! génial, encore une fois ! 

@Mohè

Merci de conserver pour mes textes cet enthousiasme qui m'enchante!

Le 08/06/2019 à 17:44, Filae77 a dit :

Bonjour @Gabriel Montigny, Merci pour ce texte très riche qui pose plusieurs interrogations fondamentales sur l écriture, dont :

- la notion de   'haute fidélité'  inexistante en poésie, la substance originelle de toute chose est-elle trahie dés lors qu' elle est formalisée,  

  ( et accessoirement, le référentiel et le champ lexical tout riches soient-il constituent-ils de facto une limite au poète ? )

  Douloureuse incertitude de la poésie, sorte d' auberge Espagnole: n' avoir de perceptible que ce qui est soluble et compatible dans le champ

  poétique  de chacun.

  

@Filae77

Merci pour la pertinence de cette analyse. Vous avez touché du doigt l'essence même de la problématique qui travaille mes textes et leur rédaction.

Le 08/06/2019 à 18:30, Diane K. a dit :

Votre texte est remarquable à tous points de vue.

Le lecteur y voit ce qu'il a envie d'y voir, un reflet, des images, une confrontation à la réalité,

ce qu'il voit lui même en se levant le matin et en prenant le volant de sa voiture,

tout ce qui lui passe par la tête et fruit de sa propre imagination....

C'est extrêmement poétique et en même temps habilement construit.

 

Bravo.

 

@Diane K.

Vos analyses de texte sont toujours lucides et justes sur les intentions et vous faites un éloge qu'on sent bâti sur une compréhension qui s'allie à l'émotion que cela vous procure. C'est une belle récompense d'écrire pour une aussi attentive lectrice!

Le 09/06/2019 à 08:06, Carine a dit :

Ce poème me laisse sans voix... au volant de ma voiture me laissant happer par le jeu incessant des nuages (dieu que j’aime ça), et puis vous nous faites une petite place à la fin, à nous lecteurs, et c’est magique ... magnifique!

@Carine

Vous m’inquiétez, ne me dites pas que vous lisez mes poèmes en conduisant! 🙂

Il y a 16 heures, Yguemart a dit :

@Gabriel Montigny Un texte qui se déguste comme un bon café par à-coups suçotant.

@Yguemart

Avec ou sans sucre?

^^.

Il y a 6 heures, Nomal' sland a dit :

@Gabriel Montigny

 

Un  cœur enthousiaste pour ces très beaux vers auscultant  l’obsession poétique. W

@Nomal' sland

Obsession poétique que je vous sens partager fraternellement.

Il y a 6 heures, Frédéric Cogno a dit :

La dure réalité de ce monde préfabriqué et aseptisé ronge le poète de l'intérieur. Les arpèges d'une viole, un sourire, une framboise des bois et mille autres choses bénies peuvent inverser les choses...mais la société enferme les cœurs purs dans un pilulier. Écrire, peindre, composer, créer tout simplement et refaçonner son quotidien et pourquoi pas le monde (!) voilà sans doute l'urgence.L'appel du rêve en définira la tonalité poétique. Votre texte m'a touché en profondeur. Quant à la métaphore si délicate du café,  elle est simplement somptueuse. Bravo Gabriel

@Frédéric Cogno

Vous avez fait l'éloge de la poésie. Et c'est à mon tour d'être touché par votre émotion à me lire.

  • Merci 1

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Seawulf
Le 08/06/2019 à 09:26, Gabriel Montigny a dit :

Les métaphores me mangent la tête
Jusqu’à la folie
Dès le matin, dès que je m’éveille
Ma tasse de café
Vide
Est le cercle fermé de ma vie
Où ne subsistent que les traces brunes
L’écume
Sur les parois
Du breuvage englouti…

 

Le 08/06/2019 à 09:26, Gabriel Montigny a dit :

Pourquoi faut-il incessamment
Que je voie le réel
Au prisme des mots

Et que ces mots trahissent ?

 

Tant de moments dans une journée peuvent nous happer pour gamberger poétiquement. Et la voiture, n'y déroge pas... Evasion garantie. Très beau texte.

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Gabriel Montigny
Il y a 1 heure, Seawulf a dit :

 

Tant de moments dans une journée peuvent nous happer pour gamberger poétiquement. Et la voiture, n'y déroge pas... Evasion garantie. Très beau texte.

@Seawulf

Nous avons tous en commun un regard particulier sur le monde. Il nourrit notre poésie. J'en interroge un mécanisme dont je crains qu'il devienne un jour plus mécanique que mécanisme...

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Eathanor

Qu'ajouter ? Je peux souscrire à l'ensemble des propos tenus. Être poète, c'est transcender en permanence son quotidien, le redessiner sous mille et une formes. Nous voudrions cesser que nous ne le pourrions. Pour le meilleur souvent, parfois pour le pire. Merci pour ce poème Gabriel. Il me parle tant.

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Filae77
Posted (edited)

Bonjour   @Gabriel Montigny    en complément, cet aspect non négligeable : la  Poésie comme tout langage ayant pour vocation a  être 'transmise'

la part et la qualité de 'réceptivité' du public échappent à la maîtrise du poète , chez lequel toujours une part de narcissisme aspire à être lu  et reconnu

dans son entièreté, c'est-à-dire dans toutes ses subtilités.   (Gabriel en parle très bien)

Or, l 'essence de ce qui est perçu et formalisé par le poète ne sera  jamais identique à celle que recevra le lecteur,(ayant trop été altérée par ailleurs ,notamment par le style...d'ou: compréhension parcellaire du lecteur-> frustration du poète )

ma conclusion (un peu prosélyte) le commun des lecteurs n' étant pas un miroir suffisant, le poète ne dialogue qu' avec ses pairs.

 (çà n' engage que moi)    

Edited by Filae77

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Gabriel Montigny
Il y a 19 heures, Eathanor a dit :

Qu'ajouter ? Je peux souscrire à l'ensemble des propos tenus. Être poète, c'est transcender en permanence son quotidien, le redessiner sous mille et une formes. Nous voudrions cesser que nous ne le pourrions. Pour le meilleur souvent, parfois pour le pire. Merci pour ce poème Gabriel. Il me parle tant.

@Eathanor

Si ce poème vous parle c'est que nous communiquons. Autour d'un même thème, celui d'une écriture dont la nécessité nous emporte autant qu'elle nous échappe.

Il y a 7 heures, Filae77 a dit :

Bonjour   @Gabriel Montigny    en complément, cet aspect non négligeable : la  Poésie comme tout langage ayant pour vocation a  être 'transmise'

la part et la qualité de 'réceptivité' du public échappent à la maîtrise du poète , chez lequel toujours une part de narcissisme aspire à être lu  et reconnu

dans son entièreté, c'est-à-dire dans toutes ses subtilités.   (Gabriel en parle très bien)

Or, l 'essence de ce qui est perçu et formalisé par le poète ne sera  jamais identique à celle que recevra le lecteur,(ayant trop été altérée par ailleurs ,notamment par le style...d'ou: compréhension parcellaire du lecteur-> frustration du poète )

ma conclusion (un peu prosélyte) le commun des lecteurs n' étant pas un miroir suffisant, le poète ne dialogue qu' avec ses pairs.

 (çà n' engage que moi)    

@Filae77

Vous abordez une problématique passionnante. Au fond cela revient à poser la question suivante: pour qui écrivons nous?

Déjà la question de savoir pourquoi on écrit et singulièrement de la poésie, pourrait occuper es centaines de pages de réflexions  diverses.

Mais se demander pour qui on écrit revient à poser la question de la lecture publique d'un écrit forcément intime. Il se met alors en place une poétique de l'acte d'écrire qui de par la nature même de son apparition à la lecture génère un lien, pour ne pas dire une liaison entre deux univers, l'un fermé, celui du poète et l'autre ouvert, du lecteur.

Pourquoi l'univers du poète est il fermé? Parce que la finitude même du poème, en tant qu'"objet" aux contours délimités par sa structure calligraphique la condamne à n'être qu'expurgation du poète qui accouche de cet enfant monstrueux et familier, sorti de ces entrailles et donc irrémédiablement perdu.

  Il appartient au lecteur de lui donner vie, et aussi, c'est un paradoxe, un avenir de résonance. Dans la perception du lecteur se construit une vie propre du poème qui forcément sera différente dans l'âme de chacun.

Dès lors cet alchimie échappe au poète. Et s'il y a compréhension parcellaire le poète ne saurait en retirer une quelconque frustration car il ne peut avoir l'ambition absurde d'écrire la poésie qui ne serait disciplinée que par le sens. Il y a presque la nécessité de l'obscur, de cet espace vide entre le texte et sa perception, espace qui permet la projection du lecteur quitte à basculer dans la métamorphose que constitue l'interprétation.

 

Certes dialoguer avec ses pairs, c'est à dire admettre entre poètes que le sens a finalement peu d'importance par rapport au ressenti esthétique des textes permet d'enjamber les hermétismes. Mais chaque symbole, le plus obscur soit il chez le lecteur trouve toujours chez le poète qui l'a produit une évidence dont il garde jalousement le secret.

 

  Voilà ma conception propre. Elle n'engage que moi.

  • Aimé 1

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Thierry Demercastel

J'ai beaucoup aimé je l'ai lu à voix haute. Je peux vous dire que c'est vraiment un très beau texte.

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Diane

Globalement je pense la même chose que vous.

 

Je crois que la question de savoir pour qui on  écrit est intimement liée à pourquoi on écrit , comme vous le dites Gabriel en préambule. Et on ne peut pas les dissocier.

 

Il peut y avoir plusieurs réponses qui différent en fonction de chacun.

On écrit pour soi déjà, pour exprimer des choses diverses : généralités, sentiments personnels, récits descriptifs etc ...

Destinés soit à  une personne en particulier, soit à personne cad aux lecteurs sans distinction. Poètes ou pas à mon avis.

 

Le fait de publier nos écrits, au lieu de les garder par devers nous, indique que nous souhaitons qu'ils soient lus, donc partagés. Par une ou des personnes différentes. Le résultat est le même. Nous voulons nous exposer. Faire passer quelque chose.

 

 

Souhaitons nous que ces textes soient compris ? oui dans certains cas, non dans d'autres je pense.

 

Personnellement, je ne me sens pas frustrée que l'on ne comprenne pas le sens d'un de mes textes lorsque c'est la cas.

Mais j'avoue qu'à l'inverse, je cherche quasi obstinément à comprendre ceux que je lis chez les autres 🙂

C'est donc là que le lecteur donne vie au poème de l'autre et qu'il y a interaction entre les deux, même si l'interprétation

est difficile et parfois aléatoire.

C'est ainsi que ce que l'on écrit est souvent traduit complètement différemment par le lecteur embarqué dans son propre imaginaire, et c'est bien ainsi, non ?

Personnellement j'ai du mal à me satisfaire uniquement de l'esthétisme et de la forme.

J'ai besoin aussi de sens et d'émotion. Le fond et la forme.

 

Mais quand Filae  demande " ne peut on dialoguer qu'avec ses pairs" , veut il dire entre poètes ici ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Aimé 1

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Stephane94

J'ai aimé l'identité du personnage, son comportement atypique devant une situation plutôt anxiogène. Bref, un poème propice à la réflexion, bravo @Gabriel Montigny !

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Filae77
Posted (edited)
Il y a 1 heure, Diane K. a dit :

l'on écrit est souvent traduit complètement différemment par le lecteur embarqué dans son propre imaginaire

Précisément @Diane K.,  contrairement au monde réel qui s' appuie sur une nomenclature unique et indiscutable  (exemple : une boite de 

petit pois de telle marque ne peut être sujet à interprétation, quelque soit l' endroit du monde) ; la poésie qui est conceptuelle appelle un

référentiel qui est différent selon  chacun.

si je dis : la chose poétique trouble ma conscience,   quel dictionnaire vous garantira  la compréhension exacte de ce que je ressens et  exprime ? 

un champ référentiel et lexical  rigoureusement  le même pour deux individus ?  je n' y crois pas

 

(rappel ,pour un adressage particulier, coder le signe @, suivi des premiers caractères du pseudo,  un menu déroulant  est proposé, il ne reste plus  qu' à 

sélectionner  en cliquant)

Edited by Filae77

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Diane
Il y a 11 heures, Filae77 a dit :

 

(rappel ,pour un adressage particulier, coder le signe @, suivi des premiers caractères du pseudo,  un menu déroulant  est proposé, il ne reste plus  qu' à 

sélectionner  en cliquant)

Merci Filae pour vos rappels de codage, je sais m'en servir 🙂 

mais je préfère quant à moi m'adresser directement à mes interlocuteurs sans passer par le @

que je trouve impersonnel et froid....

 

Sinon le "dictionnaire" : évidemment non, rien ne peut garantir une exacte compréhension des ressentis de l'auteur, 

on peut tout au plus se fier (?) à sa propre sensibilité pour "sentir"  un peu les choses au delà des mots...sans garantie bien sûr.

 

 

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Diane

@Filae77  en fait je viens de comprendre a posteriori je crois que si je ne vous cite pas avec le @

vous ne recevez pas de notification ?

contrairement à moi qui ai configuré le site de façon à recevoir un mail chaque fois que j'ai commenté et cité un poète !

d'où mon étonnement à votre "rappel" !

promis, à l'avenir je vous parlerai avec un arobase 🙂

 

  • Aimé 1

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Filae77

Merci @Diane K.   et aussi  d' avoir trouver longue  une petite semaine (vacances dans les Cévennes)

(Bonsoir Filae ! 

triple JE ..?      merci de votre passage après une longue absence ^^ )

et accessoirement bravo à @Gabriel Montigny pour avoir réussi à créer un mini forum au sein de notre forum ,autour  de son texte....  

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Gabriel Montigny
Le 11/06/2019 à 19:43, Thierry Demercastel a dit :

J'ai beaucoup aimé je l'ai lu à voix haute. Je peux vous dire que c'est vraiment un très beau texte.

@Thierry Demercastel

J'attache une importance extrême au "rendu" du texte en bouche si j'ose dire. Musicalité et rythme sont des enjeux indissociables. Merci de votre fidélité Thierry.

Le 11/06/2019 à 19:54, Diane K. a dit :

Globalement je pense la même chose que vous.

 

Je crois que la question de savoir pour qui on  écrit est intimement liée à pourquoi on écrit , comme vous le dites Gabriel en préambule. Et on ne peut pas les dissocier.

 

Il peut y avoir plusieurs réponses qui différent en fonction de chacun.

On écrit pour soi déjà, pour exprimer des choses diverses : généralités, sentiments personnels, récits descriptifs etc ...

Destinés soit à  une personne en particulier, soit à personne cad aux lecteurs sans distinction. Poètes ou pas à mon avis.

 

Le fait de publier nos écrits, au lieu de les garder par devers nous, indique que nous souhaitons qu'ils soient lus, donc partagés. Par une ou des personnes différentes. Le résultat est le même. Nous voulons nous exposer. Faire passer quelque chose.

 

 

Souhaitons nous que ces textes soient compris ? oui dans certains cas, non dans d'autres je pense.

 

Personnellement, je ne me sens pas frustrée que l'on ne comprenne pas le sens d'un de mes textes lorsque c'est la cas.

Mais j'avoue qu'à l'inverse, je cherche quasi obstinément à comprendre ceux que je lis chez les autres 🙂

C'est donc là que le lecteur donne vie au poème de l'autre et qu'il y a interaction entre les deux, même si l'interprétation

est difficile et parfois aléatoire.

C'est ainsi que ce que l'on écrit est souvent traduit complètement différemment par le lecteur embarqué dans son propre imaginaire, et c'est bien ainsi, non ?

Personnellement j'ai du mal à me satisfaire uniquement de l'esthétisme et de la forme.

J'ai besoin aussi de sens et d'émotion. Le fond et la forme.

 

Mais quand Filae  demande " ne peut on dialoguer qu'avec ses pairs" , veut il dire entre poètes ici ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

@Diane K.

je me permets de mettre en exergue  dans votre commentaire ceci: 

"Personnellement j'ai du mal à me satisfaire uniquement de l'esthétisme et de la forme.

J'ai besoin aussi de sens et d'émotion. Le fond et la forme."

Pour exprimer à ce propos une nuance. La question du sens pose problème. Je ne pense pas que la poésie ait pour enjeu le sens, mais plutôt le sensible. Certes l'histoire de la poésie et de ses mouvements ont très longtemps privilégié un sens accessible, à de rares exceptions (la préciosité au XVIIe siècle par exemple) jusqu'à la fin du XIXe siècle. Les symbolistes, les surréalistes on fait exploser ce rapport au sens et la fin du XXe siècle a vu éclore des mouvements quasi laborantins qui ont fait du langage en soi l'enjeu de la production poétique.

Je pense qu'un vers, une image dite poétique, doit entretenir chez le lecteur une forme d'inattendu sémantique qui produira un effet touchant la sensibilité sans que le sens en soit forcément clair tout en produisant un puissant effet esthétique. Qu'il me soit permis de citer René Char :

Corail

Il s'alarme à l'idée que, le regard appris,
Il ne reste des yeux que l'herbe du mensonge.
Il est si méfiant que son auvent se gâte À n'attendre que lui seul.

Nul n'empêche jamais la lumière exilée
De trouver son élu dans l'inconnu surpris.
Elle franchit d'un bond l'espace et le jaloux.
Et c'est un astre entier de plus.

 

On y comprend goutte, cependant on ne peut qu'être saisi par la beauté intrinsèque ce cette architecture d'un lieu onirique.

Le 11/06/2019 à 20:37, Stephane94 a dit :

J'ai aimé l'identité du personnage, son comportement atypique devant une situation plutôt anxiogène. Bref, un poème propice à la réflexion, bravo @Gabriel Montigny !

@Stephane94

Si mon poème vous a conduit sur le chemin de la réflexion, alors mon effort n'aura pas été inutile. Merci.

Le 11/06/2019 à 20:37, Filae77 a dit :

Précisément @Diane K.,  contrairement au monde réel qui s' appuie sur une nomenclature unique et indiscutable  (exemple : une boite de 

petit pois de telle marque ne peut être sujet à interprétation, quelque soit l' endroit du monde) ; la poésie qui est conceptuelle appelle un

référentiel qui est différent selon  chacun.

si je dis : la chose poétique trouble ma conscience,   quel dictionnaire vous garantira  la compréhension exacte de ce que je ressens et  exprime ? 

un champ référentiel et lexical  rigoureusement  le même pour deux individus ?  je n' y crois pas

 

 

@Filae77

Vous posez la question du référentiel. C'est ouvrir ici un champs d'investigation énorme. Car le langage lui même est solidaire de sa contextualisation socio-culturelle. En réalité c'est de l'ordre de la connotation. D'une sorte de fonction hypertexte qui renvoie le vers que l'on lit à son propre univers personnel de référence. Quand j'écrit Tarot et que je parle de Séphirot, ce nom peut être purement musical ou investit d'un ensemble de représentations qui seront liées à la connaissance contextuelle du signifiant. Et j'oserai dire que seul les initiés atteindront le signifiant. C'est pour cela sans doute que la poésie est une sorte d'alchimie du verbe qui a à voir avec le mystère et son paradoxe, la connivence.

  • Aimé 1
  • Merci 1

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Filae77
Il y a 10 heures, Gabriel Montigny a dit :

seul les initiés atteindront le signifiant. 

@Gabriel Montigny   

Hé! Hé...nous y sommes .  (le poète ne dialogue qu' avec ses pairs.)  

Bonne journée 

 

Gérard

  • Aimé 1

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