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Gabriel Montigny

Ma testostérone a de la mémoire

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Marc Hiver
il y a 48 minutes, Gabriel Montigny a dit :
Ma testostérone a de la mémoire
elle se souvient
des chants d’hormones
que moissonne le printemps

Ah ! l'éternel adolescent qui survit en nous, du temps que nous étions jeunes et beaux.

 

il y a 50 minutes, Gabriel Montigny a dit :
et le carrelage
où les jambes des femmes se mirent

Upskirt ?

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Carine
Il y a 1 heure, Gabriel Montigny a dit :
Et je n’ai pas de scrupules à te prendre la main
pour implorer ton pardon quand dans mes courses vagabondes
je dérive de toi…

L’ensemble, qui nous emmène dans des contrées lointaines et familières à la fois, est plaisant mais clairement la dernière partie envoûte... bravo! 

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Notabene

Le mot "testostérone" tellement improbable en poésie m'a fait sourire 🙂 Son utilisation est très intéressante je trouve!

J'ai pour ma part un coup de coeur pour la musicalité de l'avant dernière strophe:

" Je suis voyeur, aussi

voyant à l’occasion
voyou de circonstances
voyageur impénitent sur les chemins du plaisir
accoudé à un vieux tram nommé désir "

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Eathanor

Au-delà du mot "testostérone" que @Notabene relève fort à propos, l'ensemble du titre est en total décalage par rapport aux normes attendues en poésie. Cela ne le rend que plus réussi.

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Mohè

Vous lire m'étonne à chaque fois. 

Encore une belle pépite que ce texte, qui est urgemment dans le désir mais qui se contient en langueur et la chute, cruellement jouissive ! Merci !

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Frédéric Cogno

"Voyou de circonstance"...un vrai projet de vie.

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Myrtille

Thème connu mais l'écriture diffère, ce qui n'est pas pour me déplaire, un modernisme ôtant la rengaine du thème. Belle lecture.

Le ‎05‎/‎05‎/‎2019 à 18:42, Gabriel Montigny a dit :
Et je n’ai pas de scrupules à te prendre la main
pour implorer ton pardon quand dans mes courses vagabondes
je dérive de toi…

<pas trop n'en faut 🙂 il y a toujours la fois de trop

 

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Diane
Le 05/05/2019 à 18:42, Gabriel Montigny a dit :
J’ai pour cibles tes amours naissantes aux vagues de l’ennui
J’ai pour crible le tamis des mosaïques où ton regard se perd
J’ai pour bible l’index de ta table des matières
 

Ce paragraphe est assez mystérieux, mais je le sens imprégné d'une vague hormonale encore plus forte que les autres 

"cibles" ....

 

Texte évidemment sensuellement très connoté mais avec beaucoup d'élégance voire de tendresse.

 

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Joailes

Il y a décidément tant de poètes que celui qui sort du lot a toutes les chances de plaire ! Le titre accrocheur, et puis les mots qui jaillissent ... Bravo !

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Isabelle64

Le titre du poème éveille la curiosité. Et celle-ci est récompensée par une lecture où les mots résonnent entre eux avec une foison d'images.

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Gabriel Montigny
Le 05/05/2019 à 19:34, Marc Hiver a dit :

Ah ! l'éternel adolescent qui survit en nous, du temps que nous étions jeunes et beaux.

 

Upskirt ?

@Marc Hiver

Je ne garde pas de mon adolescence un souvenir autre qu'une longue période atroce. Mon adolescence de comptoir je l'ai vécu à l'orée de la cinquantaine. 

 

Plutôt Souchon que upskirt, plutot Senghor que youporn...

Le 05/05/2019 à 20:34, Carine a dit :

L’ensemble, qui nous emmène dans des contrées lointaines et familières à la fois, est plaisant mais clairement la dernière partie envoûte... bravo! 

@Carine

 

La dernière partie est en fait le cœur du poème. Trouver quelqu'un qui aime jusqu'à vos dérive, au delà du bien et du mal, de la morale et des convenances. Comme Henry Miller et Anaïs Nin. Un aveu qui soit une invite davantage qu'une confession. Toute la structure du poème repose sur la complicité.

Le 05/05/2019 à 21:17, Notabene a dit :

Le mot "testostérone" tellement improbable en poésie m'a fait sourire 🙂 Son utilisation est très intéressante je trouve!

J'ai pour ma part un coup de coeur pour la musicalité de l'avant dernière strophe:

" Je suis voyeur, aussi

voyant à l’occasion
voyou de circonstances
voyageur impénitent sur les chemins du plaisir
accoudé à un vieux tram nommé désir "

@Notabene

  Je ne saurais écrire sans souci de musicalité. Ce portrait en creux devait sonner, résonner même dans un final chantant. 

Le 06/05/2019 à 19:50, Eathanor a dit :

Au-delà du mot "testostérone" que @Notabene relève fort à propos, l'ensemble du titre est en total décalage par rapport aux normes attendues en poésie. Cela ne le rend que plus réussi.

@Eathanor

  Votre approche m'est très chère. Un des objectifs de mon travail poétique est de justement faire grincer les mots et les champs sémantiques dans des endroits inaccoutumés. Je me fais mienne la définition de la poésie que Federico Garcia-Lorca :

 

 La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu
imaginer ensemble
Il y a 23 heures, Mohè a dit :

Vous lire m'étonne à chaque fois. 

Encore une belle pépite que ce texte, qui est urgemment dans le désir mais qui se contient en langueur et la chute, cruellement jouissive ! Merci !

@Mohè

 

Votre étonnement est mon bâton de maréchal, mon titre de gloire, ma légion d'honneur 🙂

Plus sérieusement, si la poésie ne surprend pas elle n'est plus que cliché. Je crois au surgissement fécond d'images improbables pour construire un monde qui ne ressemble à rien d'autre que le sien propre. C'est mon ambition.

Il y a 11 heures, Frédéric Cogno a dit :

"Voyou de circonstance"...un vrai projet de vie.

@Frédéric Cogno

 Tout au plus un goût de l'errance, du vagabondage fleuriste.

Il y a 10 heures, Myrtille a dit :

Thème connu mais l'écriture diffère, ce qui n'est pas pour me déplaire, un modernisme ôtant la rengaine du thème. Belle lecture.

<pas trop n'en faut 🙂 il y a toujours la fois de trop

 

@Myrtille

  Vous touchez là l'essentiel de ce qui fait à mon sens un poème. Jamais le sujet. Toujours le style.

Quant à la fois de trop, 🙂 vous semblez parler d'expérience 😉

Il y a 3 heures, Diane K. a dit :

Ce paragraphe est assez mystérieux, mais je le sens imprégné d'une vague hormonale encore plus forte que les autres 

"cibles" ....

 

Texte évidemment sensuellement très connoté mais avec beaucoup d'élégance voire de tendresse.

 

@Diane K.

Sensualité, élégance et tendresse. Si j'étais audacieux je dirai que vous avez fait mon portrait. Si j'étais honnête je rajouterai vagabond ^^

il y a 52 minutes, Joailes a dit :

Il y a décidément tant de poètes que celui qui sort du lot a toutes les chances de plaire ! Le titre accrocheur, et puis les mots qui jaillissent ... Bravo !

@Joailes

J'ignore si je sors du lot, je ne suis pas le plus populaire loin s'en faut, mais je m'efforce de ne pas écrire pour plaire, mais pour répondre à un besoin vital de faire entendre ma musique. Ce qui est le cas pour tout le monde finalement.

il y a 45 minutes, Isabelle64 a dit :

Le titre du poème éveille la curiosité. Et celle-ci est récompensée par une lecture où les mots résonnent entre eux avec une foison d'images.

@Isabelle64

  Le titre. Tout est là. Surprendre. Ne pas faire l'article ou la retape. Proposer l'improbable laideur pour cacher l'effort d'une dentelle.

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Papy Adgio

Bravo pour ces images, ces parfums, ces mélodies qui conduisent au désir... comme au souvenir...

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Gabriel Montigny
Le 08/05/2019 à 16:42, Papy Adgio a dit :

Bravo pour ces images, ces parfums, ces mélodies qui conduisent au désir... comme au souvenir...

@Papy Adgio

 

Le souvenir du désir, le désir du souvenir sont effectivement ici intimement liés.

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Muriell

J'aime cette manière qui vous est propre de sublimer par la poésie cette testostérone impulsive et de la conduire jusqu'à la douceur des sentiments, chaque vers travaille la dentelle jusqu'au dernier qui révèle ce pardon plein d'humilité et peut être aussi finalement de testostérone. Merci, un coup de coeur  ! 

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Nomal' sland
Le 05/05/2019 à 18:42, Gabriel Montigny a dit :
je suis voyeur, aussi
voyant à l’occasion
voyou de circonstances
voyageur impénitent sur les chemins du plaisir
accoudé à un vieux tram nommé désir

 Souvenirs de  Stanley Kowalski .W

 

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Gabriel Montigny
Il y a 18 heures, Muriell a dit :

J'aime cette manière qui vous est propre de sublimer par la poésie cette testostérone impulsive et de la conduire jusqu'à la douceur des sentiments, chaque vers travaille la dentelle jusqu'au dernier qui révèle ce pardon plein d'humilité et peut être aussi finalement de testostérone. Merci, un coup de cœur  ! 

Dieu m'a donné beaucoup de testostérone, mais pas les muscles qui vont avec, il m'a donné une âme de poète pour en adoucir les nécessités. Et un amour pour y consacrer toute la ferveur qu'elle produit. Dès lors je fais sillonner ma plume entre l'envie et le regret, entre puissance et impuissance de l'assouvir. J'aurais pu être Don Juan, je ne suis que Sganarelle.

Il y a 16 heures, Nomal' sland a dit :

 Souvenirs de  Stanley Kowalski .W

 

Oui, quand il hurle "Stella" au pied de l'escalier, dans son marcel blanc imprégné de la sueur des désirs invertis. Et Vivien Leigh, bien sûr, en Blanche Dubois sublime...

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