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Gabriel Montigny

Si el tiempo no lo impide

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Filae77
il y a 36 minutes, Gabriel Montigny a dit :

Je galope dans les eaux du Guadalquivir
l’écume rafraîchit mon poitrail
l’ombre des oliviers pétrit le soleil
le vert des pâturages encense l’orage

Dieu, que les nuages sont beaux
à mourir de pluie
et que cette Io est lumineuse…

Bonjour  @Gabriel Montigny     Quelles envolées lyriques ! Des vers sublimes et quelle progression dramatique : l' entrée , la mise à mort puis les visions d' animal mort du taureau.  Magnifique du début à la fin. tout serait à citer.... Gabriel je vous en veux un peu, l' espace d' un poème vous avez confisqué toute la beauté du monde .....

 

( mon poème d' admission sur le site s' appelle Islaro , infiniment fade comparé au votre ,mais il est vrai ,un lipogramme sans lettre E    

un extrait:

Sous son caparaçon transpirait un pur-sang.
Portant la camisa ,un jabot cousu d'or,
Manolo trop confiant y baignait sans son sang.
Islaro punissait l'arrogant matador.

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Diane K.

Splendide. Quelle dramaturgie.

 

Ca sent la sueur, la chair et le sang sous un soleil de plomb.

L'ensemble est extrêmement émouvant , on sent la vie s'écouler lentement le long de ses flancs, en 

même temps que l'animal " voit " et "repense" à cette existence vouée à une mort programmée ...

La douleur ultime qui jaillit sous la forme calligramme en coup de poignard du poème est insoutenable...

Un grand bravo vraiment.

 

 

 

 

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Marc Hiver

@Gabriel Montigny,

 

Qu'en penserait Picasso ?

 

corrida_picasso.jpg

                          Corrida, avant la pique, Picasso

 

Très beau poème au plus prêt du sang et des larmes.

 

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Joailes

On s'y croirait dans cette arène de torture ... en forme de larme c'est magnifique, cruel et triste. 

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Frédéric Cogno

Un grand bravo. Sincèrement votre poème est magnifique. Séquencé et rythmé avec ce qu'il faut de zoom poétique pour déceler la chronique d'une mort annoncée.

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Papy Adgio

Par vos vers, on épouse la condition du taureau et on pleure une fois de plus à l'absurdité. Quelle intensité ! Bravo et merci !

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Carine
Il y a 6 heures, Gabriel Montigny a dit :

Le pantin de lumière dans son pauvre habit
m’esquive en riant de sa cape de bandit
J’ai mal, si mal que j’en ris
Pourquoi l’arène tourne t elle ainsi?

Quand à moi j'ai si mal à cette lecture que je n'en ris pas, bien moins héroïque que ce sacré taureau, cependant on se sent accompagné pour aller jusqu'à la fin programmée… Bravo à vous.

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Yguemart

@Gabriel Montigny Un texte en forme de dague qui nous fait souffrir pour cet animal magnifique, dans ce spectacle de la mort. Un cœur mérité.

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Outrehorizon

 Il faut du courage pour écrire un tel poème. Je comprends,  Gabriel votre souffrance lorsque vous écrivez. Magnifique jusqu'à la forme du poème que je perçois en forme d'épée. Et la vie qui s'en va, volée par la cruauté, la bêtise mauvaise de l'homme.

 

" Les taureaux s'ennuient le dimanche " une phrase superbe de Jacques Brel.

 

Poétiquement à vous, Gabriel.

 

Claude

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Nomal' sland

Bonjour @Gabriel Montigny

 

Je ne peux m'empêcher évidemment de coller ce lien tant votre poème en  est cousin

 

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Jeep

Personnellement je vous donne la queue et les deux oreilles pour ce magnifique poème en forme d’épée de toréador qui souligne cependant la cruauté de la corrida.

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Gabriel Montigny
Il y a 22 heures, Filae77 a dit :

Bonjour  @Gabriel Montigny     Quelles envolées lyriques ! Des vers sublimes et quelle progression dramatique : l' entrée , la mise à mort puis les visions d' animal mort du taureau.  Magnifique du début à la fin. tout serait à citer.... Gabriel je vous en veux un peu, l' espace d' un poème vous avez confisqué toute la beauté du monde .....

 

( mon poème d' admission sur le site s' appelle Islaro , infiniment fade comparé au votre ,mais il est vrai ,un lipogramme sans lettre E    

un extrait:

Sous son caparaçon transpirait un pur-sang.
Portant la camisa ,un jabot cousu d'or,
Manolo trop confiant y baignait sans son sang.
Islaro punissait l'arrogant matador.

@Filae77 Il ne faut pas m'en vouloir, il ne saurait y avoir de jalousie entre poètes, chaque voix est unique. Ne vous dénigrez pas, on se perd à comparer. Nos poèmes sont nos enfants, et souvent on a une tendresse particulière pour ceux qu'il ne faut jamais comparer aux autres. Il n'y a pas de poème fade ou mal fichu, il y a une naissance qui vient de soi et qu'on met au monde des regards avec ce qu'ils peuvent avoir d'impitoyables ou de bienveillant. Il y aura des poèmes forts, des poèmes grands et des petits, mal fichus, claudiquant, un peu faible et disgracieux parfois. Qu'importe, il sont à soi. Au monde aussi qui les lit, les commente ou pas.

Il y a 21 heures, Diane K. a dit :

Splendide. Quelle dramaturgie.

 

Ça sent la sueur, la chair et le sang sous un soleil de plomb.

L'ensemble est extrêmement émouvant , on sent la vie s'écouler lentement le long de ses flancs, en 

même temps que l'animal " voit " et "repense" à cette existence vouée à une mort programmée ...

La douleur ultime qui jaillit sous la forme calligramme en coup de poignard du poème est insoutenable...

Un grand bravo vraiment.

 

 

 

 

@Diane K.

  Le calligramme est involontaire, Diane, il est le fruit d'une volonté de rythme, de halètement et d'agonie. Le rétrécissement final, pour graphique qu'il soit n'est qu'un hasard heureux à en symboliser le sens.

  Si l fin vous parait insoutenable, c'est que les mots sont justes. Merci d'en avoir été touchée.

Il y a 20 heures, Marc Hiver a dit :

@Gabriel Montigny,

 

Qu'en penserait Picasso ?

 

corrida_picasso.jpg

                          Corrida, avant la pique, Picasso

 

Très beau poème au plus prêt du sang et des larmes.

 

@Marc Hiver

Ce que j'aime chez Picasso, c'est l'épure. Mon poème est une tentative d'aller du lyrique à l'épure. Ne finir qu'avec l'essentiel du trait. Au delà de tout effet.

Il y a 18 heures, Joailes a dit :

On s'y croirait dans cette arène de torture ... en forme de larme c'est magnifique, cruel et triste. 

@Joailes

  Si je suis passeur d'émotions, alors je me proclame poète. Je n'ai pas d'autre ambition.

Il y a 17 heures, Frédéric Cogno a dit :

Un grand bravo. Sincèrement votre poème est magnifique. Séquencé et rythmé avec ce qu'il faut de zoom poétique pour déceler la chronique d'une mort annoncée.

@Frédéric Cogno

  Merci de souligner la construction, au demeurant classique du poème. Présent, Flashback, retour au présent. C'est sec comme une séquence.

Il y a 17 heures, Papy Adgio a dit :

Par vos vers, on épouse la condition du taureau et on pleure une fois de plus à l'absurdité. Quelle intensité ! Bravo et merci !

@Papy Adgio

Vos propos sont récompense de l'effort que j'ai effectué à chercher ce but. Au delà même de la condition du taureau, c'est la condition de la vie animale ou humaine que je défends .

Il y a 16 heures, Carine a dit :

Quand à moi j'ai si mal à cette lecture que je n'en ris pas, bien moins héroïque que ce sacré taureau, cependant on se sent accompagné pour aller jusqu'à la fin programmée… Bravo à vous.

@Carine

  Sa force héroïque , ce taureau la tire de l'inutilité de sa danse-combat. Il a le courage de l'inconscience de son destin tracé. C'est pour cela que nous, humains, nous souffrons bien plus que lui au spectacle de sa mise à mort, parce qu'elle est annoncée.

Il y a 4 heures, Yguemart a dit :

@Gabriel Montigny Un texte en forme de dague qui nous fait souffrir pour cet animal magnifique, dans ce spectacle de la mort. Un cœur mérité.

@Yguemart

  L'ambition que je poursuis inlassablement est de parvenir à ce que les mots produisent chez le lecteur un "effet". Je fais de la poésie le rêve du texte "performatif".

Il y a 3 heures, Outrehorizon a dit :

 Il faut du courage pour écrire un tel poème. Je comprends,  Gabriel votre souffrance lorsque vous écrivez. Magnifique jusqu'à la forme du poème que je perçois en forme d'épée. Et la vie qui s'en va, volée par la cruauté, la bêtise mauvaise de l'homme.

 

" Les taureaux s'ennuient le dimanche " une phrase superbe de Jacques Brel.

 

Poétiquement à vous, Gabriel.

 

Claude

@Outrehorizon

  Claude, votre sensibilité à saisir mon travail m'effraie un petit peu. Vous semblez percevoir derrière mes mots la somme d'efforts et leur nature aussi.

Vous citez Brel. C'est mon auteur compositeur préféré. Je sais de mémoire et par cœur presque toutes ses chansons. Il vomissait avant d'entrer en scène. Chaque fois. Il a arrêté la chanson parce qu'il pressentait l'arrivée de ce qu'il appelait avec mépris le "métier". L'acte d'écrire chez moi est rarement léger. C'est, le plus souvent , l'expulsion de quelque chose que je ne peux plus garder en moi. Longtemps j'ai cru que la cause animale ne mériterait qu'on la défende que lorsque le dernier homme ou la dernière femme ou le dernier enfant ne souffrirait plus sur la terre. C'est une erreur. C'est le même combat, cleui pour la vie et l'innocence face à la cruauté des Hommes.

Il y a 2 heures, nomal' sland a dit :

Bonjour @Gabriel Montigny

 

Je ne peux m'empêcher évidemment de coller ce lien tant votre poème en  est cousin

 

@nomal' sland

Un cousinage qui m'honore, tant j'aime et la musique et le texte de ce poème combat.

Il y a 2 heures, Jeep a dit :

Personnellement je vous donne la queue et les deux oreilles pour ce magnifique poème en forme d’épée de toréador qui souligne cependant la cruauté de la corrida.

@Jeep

 

  J'espère qu'il s'agit de celles du toréador 😄

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Eathanor

Je partage les analyses faites précédemment donc,  au risque de passer pour excessif, je me contente de dire, aussi sincèrement que naturellement que ce poème est sublime. Je tâcherai de revenir déposer un cœur dès que possible.

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Gabriel Montigny
Il y a 5 heures, Eathanor a dit :

Je partage les analyses faites précédemment donc,  au risque de passer pour excessif, je me contente de dire, aussi sincèrement que naturellement que ce poème sublime. Je tâcherai de revenir déposer un cœur dès que possible.

@Eathanor

 

Ce poème sublime quoi? 🙂

 

Merci de votre passage, étourdi! ^^

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Eathanor

L'étourdi vient d'éditer et de corriger 😉 

  • Haha 1

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Seawulf

Un grand texte pour une grande cause. Cette poésie aux mots tranchants, incarnent avec force et un lyrisme "colérique" la vision sauvage et bestiale (la bête n'est pas celle qu'on croit) au sein de ces arènes "festives et traditionnelles" . Cette poésie de haute volée offre de l'émotion, de la hauteur, du discernement et de l'amour pour les animaux. C'est un réquisitoire implacable, une plaidoirie  à l'éloquence magnifique et un hommage à ce taureau "lucide, courageux et digne" jusqu'au bout de ce combat qui n'en est pas un ! 

Le 30/04/2019 à 15:21, Gabriel Montigny a dit :

Le ciel
me blesse

Io…

Ma génisse…

J’en gémis…
je vois
des moulins
à vent
leurs ailes
dévoilent
la porte
d’azur

J’ai
peur
à
présent

J’ai
soif. 

 

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Muriell

J'ai lu plusieurs fois votre poème que je trouve trés beau visuellement, puis je commence ma lecture est je suis immédiatement séduite par la description précise tant au niveau de l'ambiance que du "paysage" à travers l'oeil du taureau, je pense à la rigueur et à l'implication qu'il vous faut pour obtenir ce résultat, les émotions de l'animal s'ajoutent ce qui a pour effet de nous projeter au centre de cette arène, nous lisons avec les yeux du taureau, ce qui rend votre poème puissant et votre propos se trouve par la même occasion clairement du coté de la victime sans pour autant que cela semble "facile". Bien au contraire votre plume porte ici la souffrance avec la maîtrise de ceux qui veulent dévoiler l'ampleur de la cruauté. 

Merci votre poème ne concède rien.

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Gabriel Montigny
Il y a 16 heures, Seawulf a dit :

Un grand texte pour une grande cause. Cette poésie aux mots tranchants, incarnent avec force et un lyrisme "colérique" la vision sauvage et bestiale (la bête n'est pas celle qu'on croit) au sein de ces arènes "festives et traditionnelles" . Cette poésie de haute volée offre de l'émotion, de la hauteur, du discernement et de l'amour pour les animaux. C'est un réquisitoire implacable, une plaidoirie  à l'éloquence magnifique et un hommage à ce taureau "lucide, courageux et digne" jusqu'au bout de ce combat qui n'en est pas un ! 

 

@Seawulf

  Vos compliments  me font plaisir. Ils soulignent un travail poétique que vous récompensez de votre éloge.

il y a 43 minutes, Muriell a dit :

J'ai lu plusieurs fois votre poème que je trouve trés beau visuellement, puis je commence ma lecture est je suis immédiatement séduite par la description précise tant au niveau de l'ambiance que du "paysage" à travers l'oeil du taureau, je pense à la rigueur et à l'implication qu'il vous faut pour obtenir ce résultat, les émotions de l'animal s'ajoutent ce qui a pour effet de nous projeter au centre de cette arène, nous lisons avec les yeux du taureau, ce qui rend votre poème puissant et votre propos se trouve par la même occasion clairement du coté de la victime sans pour autant que cela semble "facile". Bien au contraire votre plume porte ici la souffrance avec la maîtrise de ceux qui veulent dévoiler l'ampleur de la cruauté. 

Merci votre poème ne concède rien.

@Muriell

  Vous soulignez l'implication dans le travail littéraire. Rien ne me fait plus plaisir de voir que vous sentez le travail derrière le résultat, le soin, la patience de tout mettre en place dans l'ambition de réussir l'entreprise. Le point de vue est ici primordial, et il est subjectif du taureau, mais il ne juge pas ce qu'il ui arrive, il le "vit". Les problématiques éthiques sont renvoyées au lecteur qui en réagissant, imprime une morale de lecture. Dans l'absolu, un défenseur des corridas pourrait trouver le texte beau, lui aussi.

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Isabelle64

C'est un triste et magnifique poème dont la forme même évoque la vie qui s'éteint. 

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Gabriel Montigny
Il y a 23 heures, Isabelle64 a dit :

C'est un triste et magnifique poème dont la forme même évoque la vie qui s'éteint. 

@Isabelle64

 

Merci de souligner l'essentiel du poème, l'extinction de la vie.

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