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Marc

Le jardin des morts

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Marc

Je n'irai plus au cimetière
Un jour triste vous a mis en terre
Vous que j'ai aimé
Mais la pierre
Sous laquelle vous gisez
M'indiffère.

Je vais
Dans les allées de mon coeur
Où vous errez,
Si vivants parfois
Que l'accolade tendre du souvenir
En devient douloureuse.

  • Aimé 4

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Filae77

Bonjour Marc , merci pour ce joli texte, le souvenir qui maintient vivace au prix de la douleur  semble préférable à la froideur des pierres. et mème la tendresse y est douloureuse......    😋

  • Merci 1

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Valenscène

Je vous remercie infiniment pour ces vers si justes et si beaux, j'ai perdu un être cher il y a peu de temps et mon ressenti a été le même que le vôtre.

  • Merci 1

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Eathanor

Par une amusante coïncidence, je découvre ton poème après avoir échangé avec mon épouse hier soir sur ce sujet. Elle me disait que si d'aventure, elle venait à disparaître avant moi, elle espérait bien que je viendrais me recueillir sur sa tombe. Et je lui ai dit que cela ne serait pas le cas, une tombe étant juste un caveau dans lequel repose des os et de la poussière mais nullement le souvenir vivant de la personne. Nous avons des discussions très joyeuses avec mon épouse le soir 😜

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Thierry Demercastel

Celui-là je l'aime beaucoup superbe.

  • Merci 1

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Diane K.

Je vais aller à contre courant.

Même si sous la pierre ne reposent que les ossements ou les cendres, ce sont les "restes" des défunts qui sont là.

Et moi j'aime aller m'y recueillir, penser, parler, fleurir...en souvenir.

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Seawulf
Posted (edited)

Belle pensée. Je suis d'un avis contraire à Eathanor sur le sujet. Je pense qu'un lieu où repose un être cher est un peu un chez soi intime. C'est un point de rencontre immuable  pour lequel nous nous remémorons des moments de notre vie. C'est aussi, une forme de fidélité à la mémoire de ce que nous avons été. C'est un endroit qui se dessine sur une carte. Qui existe. Quelque part, il y a là, la personne d'une vie. Je suis ici au plus près d'elle, pour lui parler.  Je peux le partager avec les gens qui comptent pour moi et pour l'être qui n'est plus. Le néant ne s'est pas ajouté à la disparition. Bien sûr, le manque est là. Et ce retour auprès de l'être chéri, c'est une réponse contre l'oubli. Je suis ce que tu n'es plus. Je nous fais vivre.  Sur la stèle figure ton nom, celui qui m'a accompagné dans tous le projets, dans les joies et les peines, je vois ta main me serrer, je vois tes yeux m'encourager, je vois ici, en ce lieu baigné de silence, ce que la vie dans son brouhaha efface. La société, dans sa grande majorité, appréhende la mort.  En étant ici, la vie reprend, un instant, fort, essentiel, dans le cours des choses, jusqu'à notre prochaine rencontre. Notre rendez-vous. Non, ici, il y a infiniment plus que des os et de la poussière !

Edited by Seawulf

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Gabriel Montigny

Enfant j'ai toujours été frappé par les films de John Ford. Il y avait dans ces films de cowboys que j'adorais des scènes intimistes qui me  transperçait le cœur.

Je me souviens de John Wayne s'adressant à sa femme, devant sa tombe dans une conversation presque banale et pourtant émouvante.

Dès lors j'étais sûr qu'une tombe était ce lieu du dialogue.


Plus tard j'ai vu Z, de Costas-Gravas. et son final atroce où la dictature des colonels sème la mort, et cette citation finale:

"Le régime militaire interdit : cheveux longs, mini-jupes, Sophocles, Tolstoï, Euripide, toasts à la russe, grèves, Aristophanes, Ionesco, Sartre, Albee, Pinter, liberté de la presse, sociologie, Beckett, Dostoyevsky, musique moderne, musique pop, les nouvelles maths, et la lettre Z, ce qui signifie il est vivant en grec ancien."

 

là j'ai compris qu'on pouvait vivre dans n'importe quel souvenir...

 

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Marc

Je n'avais imaginé une seconde que mes quelques lignes feraient intervenir John Ford, John Wayne, Costa Gavras, Sophocle, Tolstoï, Euripide, Aristophanes, Ionesco, Sartre, Albee, Pinter, Beckett et Dostoyevsky.  je suis très flatté ! 🧐😂 

  • Haha 1

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Muriell

Je suis d'avis que chaque manière d'appréhender la mort ne peut être juger, pour ma part les mots de @Seawulf correspondent à ma pensée, je sais cependant que  certains membres de ma famille ont un avis différents.

Votre poème fait intervenir tout ce monde car il soulève un choix intime à une situation qui nous est commune.

Votre propos est extrêmement bien exprimé, merci.

 

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