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Eathanor

Le geyser

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Eathanor

Là où il restait encore un peu de l'odeur de tes nuits,

J'ai veillé près du geyser de nos blessures charnelles.

Large gueule éventrée, il déchirait nos lendemains.

Comment aurions-nous pu nager à contre-courant ?

 

Dans le souffle réticent de nos lèvres impudiques,

Nous étions cette île fécondant l'onde amère,

Cette floraison affleurant sur la crête de sable

Juste là où nos serments furent jadis mis en terre.

 

Sur le vertige pudique de nos nuques défroissées,

Les caresses se montaient à cru jusqu'à nos béances,

Des falaises suspendues à des mamelles brumeuses,

Juste là où nos langues écorchées s'oublièrent.

 

Là où il ne reste plus même l'odeur de tes nuits,

Je veille près du geyser de nos blessures charnelles.

Large gueule éventrée, il déchire mes lendemains.

Comment pourrais-je nager à contre-courant ?

  • Aimé 4

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Jeannine B

Magnifique supplique à l'absence.

Bravo !💙💙💙

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Stephane94

De belles images avec ces vers soignés, bravo @Eathanor

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Pierre Brandao

Très fort en effet... le tour de manches entre la fin de la première strophe et la dernière laisse pantois... 

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Joailes

Le titre à lui seul donne le la et c'est une vraie partition qui suit dans la douleur de "Là où il ne reste plus même l'odeur de tes nuits". Coup de cœur. 

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Frédéric Cogno

Toujours cette même intensité poétique et cette odeur des nuits qui ici chaperonne le poème est de très bon goût. Bravo!

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Isabelle64

J'ai senti de la douleur en lisant le poème. Il y a des mots puissants et des images fortes pour décrire la souffrance de l'absence.

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Eathanor

Vous me pardonnerez ce remerciement collectif certes mais sincère. Vos retours me sont précieux. 

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Eau de brume

Un cri déchirant ! Par son intensité,le poème exprime toute la douleur et le désespoir,que résume si bien la dernière question.

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Muriell

L'architecture du poème est déja trés belle, ensuite j'aime cette déclaration entre passion, résilience et espoir, l'amour quoi ! Merci pour ce plaisir de lecture.

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Margueritte C.

Déchirure et absence : belle image rendue par "le geyser de nos blessures charnelles". La reprise de la première strophe(avec le passage du nous au je) ne fait que renforcer l'intensité de la blessure.

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