thierry demercastel

Je vous aime...

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thierry demercastel

         Je vous aime bien plus qu’un aller et retour 
         Sur les ailes d’un Bangkok Singapour 
         Puisque dans vos mains frêles et jolies, 
         Bien souvent, les miennes y ont fait leur lit. 
        Je vous aime bien plus qu’un bel été, 
         Qu’un soleil couchant, par la mer, bercé 
         Où vont seuls les amants plein de promesses, 
         Leur mains entrelacées en de furtives caresses. 
         Vous m’aimez, quelle certitude, là sous mon front 
         Au long de ces jours qui doucement se défont 
         La terre, le ciel, la mer, pour témoins 
         Mais J’ai si peur de regarder trop loin. 
         Je vous aime bien plus qu’un dernier printemps 
         Où je verrais pâlir les fleurs, leurs parfums, 
         Et cherchant sans hâte la dernière rose, 
         Pour vous, j’écrirai la plus belle des proses. 
         Ni tristesse ni regret, puisque je vous aime 
         Dans ce printemps devenu tout blême. 
         Je vous aime bien plus qu’un siècle d’amour 
         Où des amants enlacés ne verraient point le jour, 
         Bien cachés, Leur étreinte infiniment joyeuse 
         Se moquant des heures lancinantes qui se creusent. 
         Oh ! Comme je vous aime, mon amour dernier, 
         Celui que le temps m’a peint et chanté, 
         Celui qui vient s’engouffrer en mon creux 
         Comme une rose sans épine, un rêve fabuleux, 
         Jusque dans mes croyances les plus abstraites, 
         Jusqu’à ce ciel profond qui m’inquiète. 
         Oh ! Je vous aime, puissiez-vous le croire, 
         Oh ! Ma blessure comblant ma mémoire, 
         Mère de mes craintes enfouies, celles qui s’abreuvent 
         A vos lèvres en soupir, à ces grands fleuves 
         Aux flots douloureusement sombres et tristes, 
         A ces grands arbres morts que le vent agite. 
         Comment pourrais-je vous dire adieu, mon amour, 
         Partant par ce chemin, cet affreux détour, 
         Mon doigt pointé vers ce grand ciel 
         Où l’avenir n’est qu’un profond sommeil. 
         Je vous aime oh ! Blessure, amour, déchirure, 
         Et ce temps qui vient à moi qui jamais ne me rassure. 


 

  • Aimé 4

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Myrtille

Oh quel amour porté jusqu'aux cieux, et ce dernier vers qui sonne le manque, oh combien sommes-nous à le penser, mais vous l'écrivez dans une belle continuité de "je vous aime"

  • Merci 1

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Baboo

Un poème d'amour très bien tourné, félicitations :classic_smile:

  • Merci 1

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joailes

Où le poète dévoile son amour pour la mélancolie ... C'est du grand, c'est du beau : un de mes préférés, de toi. 

  • Aimé 1

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Notabene

Le vouvoiement donne à ce poème une élégance tout à fait remarquable!

  • Merci 1

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Yguemart

@thierry demercastel J'ai senti le souffle de Victor Hugo dans ces vers. C'est un chant d'amour magnifique !

Je reviendrai déposer le cœur mérité, quand mon stock sera reconstitué.

  • Merci 1

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Eathanor

Un amour proprement sublimé.

Du grand Thierry Demercastel 🙂 

  • Merci 1

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