Papy Adgio

Nuits garance

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Papy Adgio

NUITS GARANCE

 

 

Le feu

Dans l’âtre

Attise mon regard

 

Il envoûte la terre

A sa musique folle

et sa danse éternelle

 

Il consume le temps

De ses candides plaintes

Il parle de regrets

De perfides absences

De tristes courroux

 

Le feu

Dans l’âtre

S’irrite à ma peine

 

Il attire mes instants

Dans son rire de flammes

Ses sanglots qui crépitent

 

Il traîne à l’avenir

Les transports de mon âme

Il plane dans son ciel

De longs souvenirs défaits

De leur défunte chair

 

Le feu

M’enveloppe d’en haut

M’apprivoise lentement

 

Il marche dans ma main

A peine ouverte

Jusqu’au cœur du poème

 

Il me maudit le sud

Et la route des hommes

Il hurle dans la nuit

Des éternelles craintes

De funestes saisons

 

Alors

 

Mes noires nuits deviennent rouges

De la braise des mots

Vifs au coeur de la pierre

 

Elles inventent dans le ciel clair

Des passions éternelles

Offertes au désir de naître

 

Le feu havre des solitaires

Des démons et des artistes

Sourit à mon horloge assoupie

 

Puis

 

L’aurore vaporeuse et menteuse

Sous son voile violet

Vient disperser l’encens

Des lentes voluptés

Vivantes à nos soupirs

 

Le jour qui m’étreint

Lacère tes caresses

Les déchire les lâche

Les disperse

Aux vertiges solaires.

  • Aimé 3

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joailes
il y a 53 minutes, Papy Adgio a dit :

Le feu havre des solitaires

 

Des démons et des artistes

 

Sourit à mon horloge assoupie

Fascinée par les feux de cheminée, j'aime beaucoup cette strophe. 

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Notabene

Votre poème est rempli de belles images, j'ai particulièrement aimé celle-ci: la braise des mots.

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Papy Adgio

Je vous remercie pour autant d'indulgence.

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Eathanor

Vous parlez d'indulgence Papy Adgio mais à la vérité, il me semble que vos lecteurs sont non pas indulgents mais sincères 😉 

Et moi-même qui tente de toujours laisser des commentaires qui ne soient pas inutilement flatteurs (quand je n'aime pas, je le dis), croyez bien que si j'écris ici que votre poème m'a transporté, ce n'est pas de l'indulgence. C'est un fait.

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Papy Adgio

Alors, j'en suis fier tout autant que je suis heureux d'avoir pu vous procurer un moment de plaisir. Merci.

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Féludorée

Un poème de haute facture que je viens de lire... au coin du feu, justement ! J'ai en particulier apprécié cette strophe :

 

Le 04/12/2018 à 18:24, Papy Adgio a dit :

Il marche dans ma main

 

A peine ouverte

 

Jusqu’au cœur du poème

 

Elle apparaît presque au milieu du poème. Quelle belle mise en abyme !

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Yguemart
Le 04/12/2018 à 18:24, Papy Adgio a dit :

Le feu

 

Dans l’âtre

 

S’irrite à ma peine

@Papy Adgio Depuis quelques jours, je découvre tes différents écrits et je les aime (il n'y a aucune indulgence et encore moins de flagornerie, dans mon propos). Étant papy moi-même, je me suis permis le tutoiement et la réciproque est autorisée, bien sûr. Je n'ai plus de cœur à distribuer, mais il t'est acquis.

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Papy Adgio

Merci à Féludorée.

Cher Papy Yguemart, tu peux user du tutoiement, je l'utilise moi-même  très rapidement lorsque je discute avec quelqu'un; je le fais d'ailleurs déjà avec quelques membres de ce groupe.

Merci pour ton commentaire. Je suis nouveau ici et je n'ai encore pas lu beaucoup de textes mais je ne manquerai pas de lire tes textes et pour te dire, moi aussi avec la plus grande franchise, comment je les ressens.

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