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Sous les cils du levant (IV)


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Frédéric Cogno

VII En forêt

 

Sous les cils du levant, l’intrépide a du cran,

Explorer ton regard, c’est aller de l’avant.

Un renardeau sevré préside une carcasse,

Un écureuil s’enfuit émiettant des voix basses,

Un faucon pèlerin lime ses ongles forts,

Un monde dérangé pris de couleurs sonores,

Groupement d’insomnie à l’affût des passages,

Sent venir le hibou sous l’encre des orages.

Soudain, un petit bois aux lueurs automnales;

Le soleil, par endroit, met ses lampes frontales

Perçant les hauts feuillages et les fleurs à chevet,

Il joue à cache-cache ou bien à chat perché

Avec les ombres frêles et les pas tapageurs

Que j’incante toujours en tant que randonneur

Pour chasser les serpents sévissant sous leur strette,

Pour troubler, c’est navrant, ces froids anachorètes.

Le chemin continue de plus en plus étroit,

Puis tout à coup s’efface et une grande croix,

Devant un fourré noir dont je crains les contours,

Interrompt ma candeur et stoppe mon parcours.

Au pied du crucifix, si j’en crois les fleurs fraîches,

Ces bois sont habités mais le silence flèche.

Nulle borne blanchie peut m’éclairer ce lieu.

Pour faire encor plus peur on ne m’a pas fait mieux.

Où aller ? Que faire alors que l’ombre grandit ?

Contourner l’obstacle de ronces et de nuit ?

Mes jambes fléchiraient …déjà endolories.

Non, il faut m’enfoncer quitte à perdre la vie…

 

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