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Camine

le ciel sentait à fleures 
la mer 
écrasait ses ailes sur les rochers 
j'avais envie de crier 
mais le cri se collait à mon corps

et fondait.

 

des journées entières 
j'ai marché avec ton sourire 
entre mes mains
à la fin je l'ai abandonné
sur un banc 
et j'ai caché ton silence 
dans une feuille sèche
puis je me suis enfuie.

 

depuis
le ciel est mort 
dans la nuit de mon œil
et mes mains pleurent 
agenouillées.
 

  • Aimé 8
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Frédéric Cogno

Poésie très intense à fleur d'âme éprise d'éperdus et de vertiges. Les mots sont implacables ici . Quant aux images, elles révèlent, dans l'antre des nuits, une secrète fêlure.

  • Merci 1
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Jeep
Il y a 4 heures, Camine a écrit :

 

Il y a 4 heures, Camine a écrit :

depuis
le ciel est mort 
dans la nuit de mon œil
et mes mains pleurent 
agenouillées.

Une poésie pure et déconcertante de sincérité.

  • Merci 1
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Seawulf
Il y a 21 heures, Camine a écrit :

des journées entières 
j'ai marché avec ton sourire 
entre mes mains
à la fin je l'ai abandonné
sur un banc 
et j'ai caché ton silence 
dans une feuille sèche
puis je me suis enfuie.

 

Superbe ce passage.

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Epicene

L'abandon sous vos mots est un flot d'images intrigantes @Camine

Et je ne cacherai pas mon faible pour votre plume singulière.

Merci pour ce(s) plaisir(s)

Edited by Epicene
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