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  1. Today
  2. Maxence J.

    Ivresse

    C'est un sonnet, court donc, mais j'ai retrouvé le fouilli qu'est l'esprit d'un homme grisé. Et c'était une bonne idée ces répétitions. Je remarque également que l'alcool le fait parler en alexandrin, on comprend mieux le nez, le talent et l'interprétation par Depardieu de Cyrano. (je serais aussi bien tenté pour quelques sonnets, ah ah.)
  3. Maxence J.

    Eve m'amuse

    Ô Eve, ma jumelle M’amuse, ma Muse Fécondée au Ciel Où tout profuse : Elle court sur les oiseaux Puis nage à grande brassée En inspirant plus que trop Dans les mers agitées ; Elle navigue sur les chants De ces quelques poèmes Remontant à la surface du Temps En menant sa vie de bohème ; Elle s’envole par tous ces mots Et retourne danser au vent Avec ses amis, les oiseaux Les nuages et le Soleil se levant. Ô Eve, ma jumelle M’amuse, ma Muse Fécondée au Ciel Où tout profuse : Elle se sent un instant Être le coton duveteux, La lumière éclairant Le moindre de ses cheveux ; Elle se sent un instant Être la rondeur du camaïeu bleu, Le Temps et le Soleil se couchant Dans le moindre de ses cheveux ; Puis elle consume la nature, Dans les battements de son coeur, En s’enivrant du lyrisme pur Quand il vient son heure. Ô Eve, ma jumelle M’amuse, ma Muse Fécondée au Ciel Où tout profuse : Ivre dans les bras de la Mort, Sur une barque au milieu des nuages Ne sachant rien de son sort Mais elle lui sourit, toute sage.
  4. Yesterday
  5. Jeep

    Ivresse

    Alors là j’ai trop bu à cette heure imprécise Je titube vers vous est-ce que vous vous vous Voulez bien m’écouter il faut que je vous dise Que je suis amoureux de vous vous comme un fou Je me donne en spectacle et je ne sais plus où J’ai reposé mon verre avant qu’on m’interdise De retourner au bar et soudain tout est flou Je voudrais vous baiser mais un coup me dégrise C’est la maréchaussée qui me tombe dessus J’ai rien fait je vous jure et puis je vous emmerde Je vomis sur le sol je suis pas dans la merde On me conduit au poste et je ne vois plus rien Que ce mur qui m’assaille et sur le pavé nu Je me laisse tomber et m’endors comme un chien
  6. Marc Hiver

    Le fils du cénobite

    @Joailes, Excuse-moi si je t'ai vexée. Tu n'étais absolument pas visée.
  7. Joailes

    Les amants qui ne dorment pas ensemble

    je lis cette phrase encore et encore et je la transforme sans cesse, sans pouvoir m'en empêcher !
  8. Joailes

    L'étoile du berger

    @Fleur de poème je trouve ce poème superbe, pour clôturer ma soirée par ici, c'est juste l'idéal ! Merci.
  9. Joailes

    Le fils du cénobite

    Je crains qu'au bout d'un certain temps, le cénobite finisse par lasser. Quant à la rime dont vous mettez en garde le lecteur, elle est tellement évidente, que j'espère qu'elle n'affole plus personne. Vous en êtes où, @Marc Hiver ..?
  10. Joailes

    A Ludovic, mon amour

    Il devrait y avoir des plumes dorées en commentaire, aussi. @Gabriel Montigny rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Merci
  11. Quand j’ai vu grand-mère apparaître, au coin du chemin, si belle dans sa robe fleurie, j’ai eu du mal à comprendre le fauteuil roulant. Grand-mère a enterré sa fille, il y a longtemps, mais elle n’en a jamais hurlé. Moi non plus. J'ai tu, caché, enterré. J’ai regardé son sourire, ses longues mains diaphanes, toutes les fleurs des quatre saisons virevoltant autour de sa robe et je me suis jetée dans ses bras. Son parfum venu de la nuit des temps, je l’ai aspiré tant que j’ai pu, ô Dieu, comme j’avais envie de pleurer ! Ma gorge était tellement serrée qu’elle me faisait penser aux épingles de son chignon. C’était une douleur profonde, à aller cueillir au ras des pâquerettes, mais comme une joie. Grand-mère a absorbé toutes nos émotions, elle m’a prise dans ses bras et même si je savais que c’était la dernière fois, mes yeux ont souri dans ses yeux de brume. Elle a chuchoté, simplement : « Je t’aime. » On était ainsi, chez nous. On ne parlait pas. Il y avait tous ces moments de silence. Et puis une apothéose soudaine de tous les sentiments refoulés comme pour les dire autrement. Et on mourait, apaisé. Le fauteuil roulant, resté vide, se transformait en carrosse ; il y avait des fées, des princesses et puis ... l’oubli venait sur certaines choses et les souvenirs, si doux, si roses, venaient accompagner aux dernières demeures. Et alors, on avait moins mal. On clignait un peu des yeux, entre ombres et lumières. Il restait toujours des fleurs, comme sur les vans, comme dans les champs, sur les chemises des chanteurs, dans la voix des amoureux, dans les cheveux de grand-mère, sur le sourire de ma mère, les yeux de grand-père reflétés dans ceux de mon père, et ces airs de vainqueurs d' adolescents de moins de seize ans. Quand j’ai vu grand-mère disparaître, à l'autre bout du chemin, si belle dans sa robe fleurie, j’ai compris le fauteuil roulant. (J.E. petites histoires ordinaires – juillet 2019)
  12. Marc Hiver

    Le fils du cénobite

    Groupe de cénobites, Hellraiser Au premier temps du christianisme, La forme de vie monastique, On l'appela cénobitisme, Communautaire et acétique. Quand Pacôme le Grand mourut, Le fondateur des cénobites, On désigna son fils Horut, Lourde charge pour un bleubite. L'héritier du grand cénobite Devant cette gloire subite Hâta pour son père l'érection D'une tour en épistilbite Dont les cristaux pour un presbyte Sont du bon goût la viciation.
  13. Dans l’immense terrain vague près des hlm aux fronts noircis quand le soir tombe en zigzag entre les façades défraîchies, une rumeur étrange s’infiltre venue de nulle part, venue d’ailleurs la promesse d’un philtre magique, pour oublier les peurs. Les femmes aux boubous colorés Rient de plus en plus fort Il y a un marabout ce soir, au quartier Il peut changer les sorts. Des gosses pleins de vie, à moitié nus Font de plus en plus de bêtises La chaleur est palpable, au creux des rues Chacun vaque et vient en ombres imprécises. Les rats s’éjectent des caves squattées Avec des couinements d’ados chômeurs Les souris ont quitté leurs claviers Et veulent connaître leur pointeur. Entre écrans de fumée, écrans moqueurs, Fenêtres béantes dans les colonnes, soudain, tout le monde est vainqueur Miguel a gagné un ballon pour Barcelone. C’est la liesse, la fraternité. Et puis demain, à la première ronde, Nul n’aura plus d’identité Chacun reprendra sa faconde. Le Marabout est passé, c’est un marchand de sable. Ailleurs, dans les périphériques, Ils se sont mis à table Et toutes les bandes ont eu des coliques. Dans l’immense terrain vague Près des hlm aux fronts noircis Chacun avait une bonne blague A partager entre amis. Je suis passée de justesse. J'ai toujours une fleur fluo sur mon chapeau on connaît bien Jo la diablesse qui va partout pour écumer les mots. (J.E. juillet 2019)
  14. Filae77

    L'étoile du berger

    Bonsoir @Fleur de poème un cœur pour ce poème magnifique, la transition citée ,(à mon sens) magistrale. A la fois guide et invitation au voyage dans sa réalité planétaire, l' étoile dans sa représentation miniature (suspendue au bout d' un fil) rassure et oriente le rêve des enfants. (dans oriente, il y a orient) (et je rajouterai : si dans tout explorateur sommeille un enfant , y a-t-il dans chaque enfant un explorateur en devenir qui rêve ?
  15. Les amants qui ne dorment pas ensemble connaissent l’extase et pas l’agonie corps qui se donnent et encore en tremblent mais ne peuvent s’abandonner au havre de la nuit … Quittant leur vieux port les jours de gros temps voguant vers un horizon de pourpre et d’azur ils viennent mouiller à la plage de l’instant condamnés à errer aux seules embrasures … Marins en partance, matelots en bordées accostant hôtels borgnes de lumière jaune, sale aux accents triste d’un piano désaccordé elle, aux allures de suzeraine, lui de vassal … Ils règnent alors sur l’empire perdu des moments font doux commerce triangulaire d’épices retentit la sirène, fin du ciné-roman déchirés, ils se quittent rêvant de vents propices
  16. Gabriel Montigny

    Ta voix est un bois de santal (Ghazel)

    @Frédéric Cogno Est ce ce fameux jardin d'Allah? Celui dont on rêve, entre mystique et érotisme, celui du féminin sacré. @Marc Hiver Vous avez déshabillé mon texte jusqu'à l'indécence. L'érotisme y a perdu ce que le voyeurisme y a mis! ^^ @Diane Oui il y a des flagellations dont la douceur est parfois insupportable. La magie du poète c'est de savoir marier au choses inattendues des parfums de mystère. @Joailes C'est, je le confesse, le but recherché. @Eathanor, poème d'été, poème de torpeurs que je veux couture des envies de soirs d'été.
  17. Marc Hiver

    Mon dernier anniversaire

    @Joailes, Ca commence très fort ! Et le final charmant... Et hop ! Un coeur.
  18. Gabriel Montigny

    A Ludovic, mon amour

    Joailes elle vendait des cartes postales puis aussi des crayons car sa destinée fatale c'était d'vendre des crayons!
  19. Marc Hiver

    Tiramisu de mes amours

    @Gilliatt et @Filae77, Merci de vos compliments. @Joailes, Tu as compris le message subliminal !
  20. Gabriel Montigny

    Plénitude

    J'ai bien aimé que le poème se finisse sur l'étoile imprécise. J'aime quand le poète est sans prétention à convoquer l'avenir et le soumettre au joug des certitudes. Dès lors tout ce qui précède est fragilisé, éthéré et donc sublime au sens alcoolique.
  21. @Jeep, T'inquiète ! c'était pour faire le malin.
  22. Marc Hiver

    L'étoile du berger

    @Fleur de poème, Il ne manque que de faire sonner le chophar, cette corne de bélier, pour accompagner l'étoile de berger. Sinon, bravo !
  23. Gabriel Montigny

    Népenthès

    Rien à dire de plus que la gourmandise des mots fait du désir la joie limpide des renouvellements infinis.
  24. Marc Hiver

    Triste carnaval

    @Julien Ertveld, Un coeur pour Pierrot et Julien !
  25. Gabriel Montigny

    Tempête insaisissable

    Rien que pour le cou du meunier, un cœur. Simplement.
  26. Joailes

    Triste carnaval

    J'ai toujours pensé que les Carnavals étaient tristes ... bien qu'il essaient de nous faire croire le contraire. J'aime beaucoup le vôtre, mélancolique à souhait.
  27. Gabriel Montigny

    Femme vaillante

    Dites moi que c'est de l'humour... Dites-le moi je vous en conjure...
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