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  1. Hier
  2. Eathanor

    ÉTERNEL RETOUR

    Un texte puissant qui sait emmener son lecteur dans son monde. Une belle réussite.
  3. Eathanor

    La source et l'océan

    La thématique maritime m'est chère. Ce poème ne pouvait donc pas me laisser insensible. Ce dialogue entre la source et l'océan est très bien tourné et mis en images.
  4. Eathanor

    Ohé, je suis le griot

    Un poème que j'ai trouvé très original dans son contenu. Puisse le griot trouver sa griotte pour continuer à nous régaler de ses vers.
  5. Eathanor

    Le bal des sirènes

    Un vocabulaire riche dont où se mélangent allègrement mythologie, fantastique et senteurs orientales.
  6. Eathanor

    Sur les bords de Seine

    La peine et la douleur suintent derrière les mots. Quand au dernier vers, il est une terrible chute au sens propre comme au figuré.
  7. rechab

    La source et l'océan

    Ce sont des ruisselets qui courent, suivent une pente légère. Ils franchissent les barrières se rejoignent, après quelques détours et ne sachant où aller quand en dérobade, ils chutent en soudaine cascade de quelques pieds et se précipitent . Le cours d'eau hésite sur la direction à prendre, d'abord se repose et va s'étendre dans une conque invisible, à l'ombre de la falaise , puis repart , paisible serpente et prend ses aises. Dans la vallée il se vautre ; s'empare de reflets du ciel , et ses eaux se mêlent à celles des autres, plus larges, plus puissantes et bouillonnantes , formant bientôt une rivière aux flots sauvages, emportant, dans un sourd grondement lors des crues de fin d'hivers, tout ce qui se trouve sur son passage. Adolescente printanière au cours limoneux, voila qu'elle se marie au fleuve vert : on ne distingue plus des deux leurs eaux maintenant mêlées qui se dirigent inexorablement depuis la vallée vers le grand océan. C'est le maître du sel. Il est tellement accueillant qu'il recueille sans discuter tous ces fleuves fatigués qui font semblant de refléter le ciel. On ne saurait plus après cette course distinguer ce qui est dû à la petite source... Si celle-ci revendique son origine, et son sol, rien ne l'indique : - il faut verser son obole à la vaste mer - : " c'est bien peu de chose répond-elle, autoritaire juste une petite dose : j'ai besoin de toi, c'est vrai pour que mes eaux dansent, mais si tu m'en fais procès, il faut que tu penses à retourner d'où tu viens ! " ... ( mais on n'a jamais vu depuis les temps les plus anciens , que des sources inconnues se séparent des mers , défient les tempêtes pour parcourir à l'envers les pentes , stupéfaites de tant d'audace )... Sans vouloir vous décevoir si vous buvez la tasse ce n'est pas la mer à boire et quand la vague se fracasse avec grand vacarme sur la digue lasse : - ce sont comme des larmes de détresse et de rage, Ainsi, sur les rochers ce sont des embruns , ( une buée que j'effacerai de ton visage ) . Avec Hugo dans ses "contemplations", je te demanderai, pleureuse en te posant cette question , ce qui te rend malheureuse ... Ne regrette pas tes collines, les saveurs de ta région d'origine... As-tu connu l'orage et l'effroi puisé dans ces eaux profondes où tu te sens beaucoup trop à l'étroit ? : > laisse couler l'onde jusque dans mes calanques : sais-tu seulement où la côte commence ? Ne demande pas pourquoi l'océan a cet horizon qui te manque mes bras sont immenses... - et je te bois . - RC
  8. joailes

    Conte de faits

    Je roule mes bleus et mes bosses Il a chaviré, mon beau carrosse. Les douze coups de minuit, Je n'avais pas compris C'était un conte de gosse ... Je roule mes bleus et mes bosses. Mon pied nu sur l'asphalte glacée Point de chausson n'a retrouvé Point n'est venue la bonne fée Sur mon berceau se pencher. Je roule mes bleus et mes bosses Et la douleur est atroce Les princes ne sont pas charmants Ces histoires ce sont des boniments Pour faire rêver les gosses Je roule mes bleus et mes bosses.
  9. joailes

    Ohé, je suis le griot

    Voilà un texte plutôt ... branché !
  10. Bourgon

    Ohé, je suis le griot

    Ohé, je suis le griot, je suis le griot Ma voix passe le long des branches Ma voix s’élance de mes racines Je suis un arbre immense Qui tutoie le ciel en transe Un séquoia qui se balance. Ohé, je suis le griot, je suis le griot Qui transmet la mémoire au landau Je suis le griot, je suis le griot Mes ancêtres me poussent vers le haut. Chaque jour je serre le séquoia Je pénètre dans sa fibre Je deviens écorce rouge, branche écarlate Je maintiens mon équilibre Chaque jour l’arbre me susurre Chaque nuit il me murmure L’homme que j’aurai pu être L’homme que je suis devenu. Ohé, je suis le griot, je suis le griot Sur les sentiers avec tous mes défauts J’imagine des vies exemplaires Parfois, je manque un peu d’air A voir se rapprocher la mort de l’arbre. Je le serre de plus en plus fort Je l’étreins, je me fonds en lui Nos sèves se mélangent, on se mange Ensemble nous résistons, c’est si étrange. Ohé, je suis le griot, je suis le griot Je vole sur les feuilles dispersées par le vent. Dans mon sac j’emporte les paroles Dans mes mains, des lignes de palabres Sur mon dos un flot de mots balafres Sur ma tête mes cheveux flambés Soumis à des phrases insensées Explorent les territoires de la rareté. Ohé, je suis le griot, je suis le griot Je te raconterai la houle de l’océan Je t’apprendrai la foule des déments J’écrirai à l’encre des seiches Je filerai dans les abysses Une histoire en profondeur Un conte de bonimenteur. Ohé, je suis le griot, je suis le griot J’ai le grigri dans la peau Une énigme pour les badauds J’ai perdu ma griotte dans les flots Une marée noire sur la mer morte Un café crème avec de la flotte Je nage dans les débris de mes aïeux Affligé par le mépris des bienheureux J’apporte mon peuple et ses légendes A la porte du pays de la réprimande. Ohé, je suis le griot, je suis le griot Je cherche ma griotte Une cerise de la parlote Pour grimper à l’arbre tutélaire Pour embarquer pour Cythère Nous sèmerons dans les sillons Des graines pour les oisillons Enlacés au grand séquoia Le géant de par là-bas. Janvier 2018 Henri Bourgon
  11. joailes

    Ombres chinoises

    C'est vrai ! Je n'hésiterai pas une seconde à employer mon cornet à pavillon ! Merci.
  12. joailes

    Sur les bords de Seine

    J'ai erré ma douleur sur les quais déserts de la Seine Où les eaux charrient leurs lourdes haleines ; J'ai noyé les larmes de longues amours, de courtes haines, Au gouffre profond j'y ai jeté mes chaînes. Le ciel bleu m'appartient même sans toi Je jette ici le souvenir de nos émois Ma main se tend, tu ne l'attrapes pas J'emplis mes yeux d'autres choses que toi. Ils sont des aoûts froids et des janviers plus chauds, Mon cœur vide se remplira, sans doute, à nouveau, J'irai revoir l'étang couvert de fleurs de nélombo ... Tu ne sauras jamais combien le pont était haut.
  13. Eathanor

    Ombres chinoises

    La nouvelle version de notre communauté poétique a ouverte il y a seulement 4 jours. Il faut laisser un peu de temps pour que les premières interactions puissent se créer et que le nombre de personnes inscrites augmente. Grâce à vous tous, nous espérons voir Accents poétiques atteindre rapidement son rythme de croisière N'hésitez pas à être l'un de nos porte-voix
  14. joailes

    Ombres chinoises

    Eh bien ... tout simplement, merci ! Mais n'y a-t-il que vous qui commentiez les textes ? Je trouve dommage qu'il n'y ait pas plus d'échanges avec les autres qui publient ici ...
  15. Eathanor

    étoiles et galaxies

    Des lignes très originales. J'ai aimé cette lecture. J'ai cependant une question. Le sujet est intitulé Etoiles et galaxies mais dans le corps du texte, je vois le titre Retour sidéral. Vous ne serez pas en mesure de me répondre avant d'avoir trois de vos textes validés sur le forum mais je pose néanmoins la question dès maintenant : quel est donc le bon titre ?
  16. rechab

    étoiles et galaxies

    Retour sidéral --- J'emporte avec moi une année lumière Juste quelques secondes Pour traverser le monde Et tourner autour de la terre La tête dans la grande ourse ( En haut, c'est toujours la fête ) Des feux d'artifice tirées des comètes Je vais cependant, ralentir ma course S'il faut aller si vite, Dans cette immensité, Je dois, pourtant, en vitesse limitée, Continuer ma visite... J'ai pour ce voyage, assez d'imaginaire ... Les petits bateaux, maman, ont-ils des voiles ? Avec lesquels, prendre la piste aux étoiles ? Ou bien j'emprunte ses paroles, à Prévert... Pour des soucis plus terre-à-terre Parcourir toutes les stations, Du rire, larmes et émotions, En cheval, voiture, et chemin de fer A changer d'atmosphère, redescendre du ciel, Je distingue mieux les petits nuages Groupés, de pelotes, avant tricotage Et n'offrant du sol qu'une vue partielle... Allant voir dessous, ce qui se passe, S'attarder un peu plus dans le réel, Atterrir en douceur, et changer d'échelle Tout ou presque, à portée du regard qu'embrasse Une vue, une vie d'émotions et de fastes Matières bousculées ,comme douces en pastel Etendues des mers où affleure le sel Forêts et côtes dentellées , en contraste. Vers le lointain , des champs qui se tissent Et se succèdent, au vent les caresses Ondulant doucement, les couleurs en liesse Jusqu'au pied des collines, en velours lisse . Il y a un village, je vais y aller Je vois tout là bas, sur l'horizon Ocres et blanches, toutes ces maisons Qui dominent la vallée. Dans ma mémoire, un écho me parle de ces lieux Que je quittais jadis, pour l'avenir En ne pensant pas un jour, y revenir Lorsque je fis mes adieux. Il y a longtemps, c'était hier Pour cette balade, que je pensais brève Mais qui m'échappait, comme dans ce rêve Où je pris avec moi une année lumière... C'est ainsi que la pensée s'égare Mais revient dans son lit, se blottir De maints trajets inter-sidéraux, s'endormir Et revenir à son point de départ. ------- RC
  17. La dernière semaine
  18. Eathanor

    Ombres chinoises

    Des mots simples(sans aucune connotation péjorative) pour une histoire tout aussi simple que touchante.
  19. joailes

    A mon frère

    Joli ! Merci !
  20. joailes

    Ombres chinoises

    Jolie petite chinoise Fang Yin Dans l'ombre, Sans bruit, Sous son ombrelle. Un bel indien, Amalendu, Sur la colline d'en face La voyait chaque soir Comme un rayon de lune. Cœurs amoureux, Ombres chinoises ... Amalendu fit des signaux De fumée ; Elle lui offrit le thé, Derrière son éventail Parfumé. "Je t'aime" cria Amalendu, Eperdu. Et Fang Yin Ferma son ombrelle Et lui ouvrit son cœur.
  21. joailes

    Le bal des sirènes

    J'aime beaucoup cet étrange bal qui m'emporte au fil des mots !
  22. Myrtille

    Parfois je crois

    Je crois ranger, non jamais, ce qui paraissait au plus profond d'une armoire fermée à clef revient dans des rêves durant le sommeil, le subconscient, l'inconscient reviennent toujours en douce au moment où l'on ne s'y attend pas. C'est tellement surprenant de voir des choses oubliées faire partie d'un sommeil agité, il y a la mémoire vive que l'on gère et l'autre qui engrange et ne jette rien.
  23. Eathanor

    Solarium

    Quelle image puissante et évocatrice ! Autant j'ai moins accroché sur vos deux précédents poèmes (impression toute personnelle), autant celui-ci est très séduisant. Ces deux vers sont également forts bien trouvés.
  24. Myrtille

    A mon frère

    en écho Pierrot de la lune je me nomme en terre Paix Visage blanchi éclairant le ciel en vain les bras se tendent la nuit descend et je demeure enfermé Mon nom est mémoire j'oublie les heures les ombres et les corps ne connaissant plus l'insomnie le tic tac de l'horloge le jour se lèvera mes paupières toujours closes Je n'ai plus peur de l'ennui de l'enfant perdu derrière mes yeux c'est le vide et résonne mon nom si fort
  25. Malheureusement cela tue les plaisirs des sorties, quand on parle de fêtes la première chose à laquelle on pense c'est sécurité, et la fête perd de sa beauté si elle n'est pas carrément supprimée. Moi je suis toujours loin de la foule car elle me fait peur
  26. Myrtille

    Je suis mort hier

    J'aime ce "je suis mort hier", cela met en condition pour lire ce poème, oui on peut-être vivant et ressentir en soi une sorte de mort. Vivre étrangement un peu sur un fil et selon les pensées on peut tomber de la mort vers la vie, une mort non irrémédiable mais fluctuant selon ses pensées.
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