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Fragments de poésie ancienne

Traduction de Diderot, Turgot, Suard


Polymathe
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Description

Ossian (ou Oisin) est un personnage légendaire de la littérature irlandaise. Il figure dans une série d'épopées dont les événements sont placés par la tradition vers la fin du IIIe siècle de notre ère. Curmac Mac Art régnait alors en Irlande. Il avait auprès de lui une espèce de milice permanente appelée Fianna d'Erin (Feena), commandée par son gendre Finn (Fingal). Parmi les principaux héros qui figurent autour de Finn, nous pouvons citer son fils Oisin (Ossian), Oscar, fils d'Oisin, Dermot, Gaul Mac Morna, chef de la Feena de Connaught, Kylta Mac Ronan, Conan Mail. Lorsque Curmac fut mort et qu'en 266 lui succéda son fils Carbery, celui-ci fut obligé de supprimer la Feena dont l'esprit d'indépendance menaçait sa sécurité. La milice de Finn et les partisans de Carbery en vinrent aux mains dans la sanglante bataille de Gabhra (Gavra), près de la colline de Skreen (comté de Meath). Carbery tua Oscar en combat singulier, mais il fut tué lui-même par un vassal félon, au moment où il se retirait, blessé, du champ de bataille. Ce fut la fin de la Feena (283). D'après la légende, Ossian et Caillte échappèrent au massacre de la milice. On les retrouve cent cinquante ans après, conversant avec saint Patrick, et lui racontant, au cours d'un voyage à travers l'Irlande, les exploits de leurs compagnons, soit à la guerre, soit à la chasse. Ils moururent baptisés.

Les légendes relatives à la milice des Finns nous sont conservées par des récits épiques, en prose, interrompus parfois par de longs passages en vers. Ces fragments versifiés paraissent être le plus souvent des citations d'une version plus ancienne du même récit. Ils sont, en général, plus archaïques et plus difficiles à comprendre que la prose. L'ensemble de ces récits, d'un intérêt historique incontestable, mais d'une valeur littéraire assez mince, forme ce qu'on a appelé le cycle ossianique. Les manuscrits les plus anciens de ces épopées ne semblent pas remonter au delà du XIIe siècle. Le plus grand nombre d'entre eux ont été rédigés au XVe siècle et dans les siècles suivants. La légende de Finn fut, en effet, pendant longtemps des plus populaires, et le souvenir en fut conservé non seulement par des récits manuscrits, mais par la tradition orale, aussi bien en Irlande qu'en Écosse. Malgré les grands progrès des études celtiques à partir de la deuxième partie du XIXe siècle, on n'est guère arrivé qu'à des résultats hypothétiques, relativement à l'origine de ces manuscrits, à leurs auteurs, à la formation des légendes qu'ils nous ont transmises, à leur contenu historique, à l'existence, au véritable caractère des personnages qu'ils mettent en scène, à la date des événements auxquels ils font allusion. Quelques manuscrits attribuent à Oisin lui-même quelques-uns de ces récits ossianiques. Il est infiniment probable qu'Oisin fut étranger à leur composition. Mais, comme assez souvent les héros ossianiques étaient en même temps des bardes et chantaient leurs propres exploits, on en vint à faire de ce guerrier un poète épique.

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