Lit, tombe provisoire
Aiguilles en relâche
Secondes assoupies
Ossature assouplie.

Grâce nuitée
Exil temporaire, folle délivrance
Plongée au pays de l’absence.

Ixième abandon, dans une autre dimension
On y sombre
Finalement, bascule
Se renversent les cieux.

Hors-temps

À l’autopsie de mes entrailles ténébreuses
Un vortex sans fond
Chaque jour se voile la vérité
Des mensonges envahissent mes pensées
Trompent la vie.

Matin
Sortir la tête de l’eau
Braver les profondeurs
Rejoindre le rivage
Lâcher l’ancre.

À la surface
Parfois, arrive
Bonheur !
Gouttes à gouttes
En poussières
Des matières insoumises
De ce bas-monde
De temps à autre
Un brin de poésie.

Réponses

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+

  1. Fabienne Passament

    Votre « Hors-Temps » est un thème qui me touche (encore une fois).
    L’alternance sommeil/veille donne une représentation métaphorique à la fois de la pulsation mort/vie ainsi que du potentiel nihilisme/création.
    J’aime que votre poème, déroulant ces flux & reflux, s’achève sur cette émergence où vous « lâcher l’e/ancre ». Merci