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Zone intermédiaire : Là où tout se passe


H. Mériadec

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(Éventuel texte d'un nouveau projet de recueil, à grandement retravailler. Tout conseil ou remarque est donc bienvenu !)

Zone intermédiaire : Là où tout se passe

C'est ici.

Précisément ici.

A la croisée des chemins de l'école buissonnière,

Là où tout se passe.

« Il n'y a pas d'yeux ici ».


 

Et c'est pourquoi, nous nous devons, dans nos dernières forces vitales, souffler encore, souffler, souffler, et tenter de rallumer le feu sacré incandescent, le feu divin, don de Prométhée ou Fils du Ciel du Jour. Souffler encore pour réveiller les vents et savoir les écouter.

Car les yeux ne sont pas ici.
La terre est gaste et le murmure final annoncé ne tardera pas, alors dépêchons-nous, hâtons-nous et soufflons. Soufflons des bourrasques d'étoiles aveugles, soufflons les mythes éteints et les vœux éternels et discrets de nos cœurs. Pour que le vent chante. Il faut écouter l'air du vent.

Soufflons.


 

Car sans cela...

Ici,

Précisément ici,

Là où tout se passe...


 

Les images sont notre trésor, le passé conservé dans un petit bloc d'ambre, s'émiettant tendrement, au rythme naturel de l'entropie. Et c'est pourquoi nous devons, pour les faces des enfants morts, dans un baroud d'honneur, peindre, peindre, encore et encore.

Car dans cette terre gaste, là où il n'y a pas d'yeux, seuls nous, nous seuls, pouvons, dans l'encre et l'épée et l'ombre du plomb, raviver les nuances de l'ocre et de l'azur, la lumière et l'attente, l'aspect du sang et de l'arbre. Alors peignons. Peignons le sens, l'absence, et surtout l'ineffable. En mille couleurs.

Peignons.


 

Car sans cela,

Ici,

Là où tout se passe

Dans cette terre gaste où les yeux sont absents

Les faces éteintes des enfants morts

Ne pourront plus faire l'essentiel

Ne sauront plus peindre en mille couleurs,

L'essentiel,

L'air du vent.


Alors je le rappelle :

Non, non, ce n'était pas le soir ni la plaine

C'était le cœur

Le cœur serré dans la plaie

La plaie des choses mortes.

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