<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>&#xC0; l'ombre de vos vers derniers sujets</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/forum/2-%C3%A0-lombre-de-vos-vers/</link><description>&#xC0; l'ombre de vos vers derniers sujets</description><language>fr</language><item><title>Cocotte en papier</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25297-cocotte-en-papier/</link><description><![CDATA[<p></p><p>J'ai fini par l'aimer<em> -mais avais-je le choix ?-</em></p><p>ma maison de papier pliée en quatre</p><p><em>des songes bleus et puis le monde réel</em></p><p><em>combien t'en veux </em>et les doigts jouent</p><p>pour dire la bonne aventure</p><p>origami ou boîte de Pandore</p><p>petite cocotte aux rêves (en)volés</p><p></p><p>Naître dans le sang n'est pas rien</p><p>tout est rouge du début à la fin</p><p>l'encre a bu mes blessures</p><p>j'ai fait bonne figure en papier replié</p><p>et j'ai écrit jusqu'à la torture</p><p>car rien ne peut se dire</p><p>dans ma maison de silence</p><p>où joue encore, dans un coin,</p><p>une petite fille morte.</p><p></p><p>Toutes les poupées et la dînette</p><p>abandonnées sur le muret</p><p>dans des volées d'insectes</p><p>et les jarres sans fleurs</p><p>ont cet air triste, ô si triste</p><p>du poète qui pleure</p><p>et qui se meurt sous le rabat</p><p>d'une cocotte en papier ...</p><p><br></p><p>(joailes -) 13 septembre 2026 - 21h 30</p><p><br></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25297</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 19:31:39 +0000</pubDate></item><item><title>D&#xE9;calage</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25294-d%C3%A9calage/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em><span data-ips-font-size="150">Bizarre <br>Si bizarre<br>Ce matin, le temps dehors<br>N'est pas le même <br>Que celui de mon portable... <br>Insupportable<br>Vraiment insupportable !<br>Alors quoi, où va-t-on ?<br>Que fait-on ?<br>Si même la météo n'est plus fiable... <br><br>Et l'IA, la nouvelle déesse moderne<br>La prêtresse numérisée <br>La prouesse incontournable <br>À l'essor triomphant<br>L'IA est-elle fIAble... vraiment ?<br><br>Sur l'écran de mon smartphone <br>Vampirisé par les algorithmes<br>Des réseaux sociaux<br>Et des moteurs de recherche <br>Une kyrielle de nouvelles <br>Un fil de messages<br>Sournoisement personnels<br>Une pluie de publicités <br>Étonnamment ciblées <br>« Big brother is watching you » 1<br>Big brother is scanning you<br>Big brother takes care of you...<br><br>Le grand frère numérique t'épie<br>Mais c'est pour ton bien<br>Bien sûr, cela va de soi...<br>Il prend soin de toi<br>T'accompagne, t'aide<br>Anticipe et suscite tes désirs...<br><br>Stop ! Je débranche<br>J'éteins ma prothèse connectée<br>Je plonge en moi-même <br>Je laisse du temps au temps<br>Ressourcement intérieur<br>Je cogite, je médite, je prie<br>« Cogito ergo sum » 2<br>« Je pense donc je suis ... »<br><br>Penser soi-même <br>Seul, intimement seul<br>Penser par soi-même <br>Pour être soi-même<br>Pleinement <br>Le rester, le devenir <br>Toujours plus<br>Jour après jour...<br><br>*1 : cf 1984 de Georges Orwell<br><br>*2 : célèbre maxime de René Descartes<br><br>Le 5 septembre 2026</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span data-ips-font-size="150"><br><br></span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span data-ips-font-size="150"><br></span></em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25294</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 16:00:18 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC0; l&#x2019;&#xE9;cole</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25293-%C3%A0-l%C3%A9cole/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Souvenir de Lubumbashi.</em></p><p></p><p>Je revois les murs blancs, les noires balustrades,<br>Le préau qu’ombrageaient des flamboyants immenses,<br>L’agitation dans les couloirs, puis le silence,<br>Les pupitres brillants, la baie vitrée, l’estrade.<br><br>Je découvrais le latin, ses déclinaisons,<br>Ab Urbe Condita et la Guerre des Gaules,<br>La Chanson de Roland, le Tartuffe, si drôle !<br>Heureux, je peaufinais de longues rédactions…<br><br>Maths modernes, algèbre, équations… Quel bonheur,<br>Avec Monsieur Thiry, fabuleux professeur !<br>Cage de Faraday, oxydoréductions…<br><br>Comme je détestais le cours de gymnastique,<br>Trottiner sans fin dans la moiteur des Tropiques,<br>Lancer un lourd javelot, frapper un ballon !</p><p style="text-align:center;"><em>Septembre 2026.</em></p><p style="text-align:center;"><em>Merci à Fabienne pour Cage de Faraday !</em></p><p style="text-align:left;"></p><p></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25293</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 15:34:46 +0000</pubDate></item><item><title>Le retour inesp&#xE9;r&#xE9;</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25290-le-retour-inesp%C3%A9r%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>Je crois qu’il va pleuvoir avant la fin du jour.</p><p>Les sables piquetés seront une écriture</p><p>Où se déchiffreront les derniers mots d’amour</p><p>Que laisse derrière elle une tendre aventure.</p><p></p><p>La marée accordée à la vie alentour</p><p>Oscille en harmonie au sein de la nature</p><p>Quand la brise du soir suggère le retour</p><p>Du temps de l’amnésie, ignorant la rupture.</p><p></p><p>Outre la pluie, un bruit ; mais qui d’autre soudain</p><p>S’annonce sur le seuil, en bravant le dédain,</p><p>Que je n’ose espérer malgré mon amertume ?</p><p></p><p>C’est l’amante de nuit au miraculeux don,</p><p>Qui revient de la mer et qui sort de l’écume,</p><p>La muse qui m’inspire et demande pardon.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25290</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 10:54:20 +0000</pubDate></item><item><title>Fil de trame</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25287-fil-de-trame/</link><description><![CDATA[<p>L’automne a fait tomber sur le monde son voile</p><p>Aux reflets d’incendie.</p><p><br></p><p>Septembre va son train.</p><p><br></p><p>Plus que jamais demain me paraît incertain.</p><p>Mais j’aime rester là, le temps sur les épaules</p><p>À regarder aller les choses que j’aimais.</p><p><br></p><p>Grand coq, ô girouette au faîte de l’enfance</p><p>Qui tournes comme un astre au vent de mes partances</p><p>Ton regard de sorcier se perd dans les « jamais »</p><p>Qui, le long du chemin, me fermeront les portes ;</p><p><br></p><p>Dans la pruine du fruit qui danse dans le temps</p><p>Le village s’allume un tout petit instant</p><p>Et révèle le mot que l’hirondelle apporte</p><p>Chaque matin, fidèle, sous le toit du jour ;</p><p><br></p><p>Choses haïes, aussi…</p><p><br></p><p>Maison pluvieuse et noire</p><p>Où bonheur et malheur partagèrent la poire</p><p>Mon pas atermoyant signe à jamais sa cour</p><p>Et son parfum de vin, de salpêtre et d’angoisse</p><p>Habite ma mémoire comme celui, sucré</p><p>De la glycine en fleur.</p><p><br></p><p>Un printemps massacré</p><p>Gît aussi par ici, et sa morsure rose</p><p>Qui décilla l’enfant et le fit orphelin,</p><p>Dans le sein une épine et son cri dans ses mains.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25287</guid><pubDate>Sat, 12 Sep 2026 17:40:36 +0000</pubDate></item><item><title>Adieux</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25280-adieux/</link><description><![CDATA[<p></p><p></p><p><img class="ipsImage ipsRichText__align--block" data-fileid="4895" src="https://accents-poetiques.com/uploads/monthly_2026_09/340-Adieux.jpg.890ca3dc2025b7eddaa000e28291edcc.jpg" alt="340-Adieux.jpg" title="" width="454" height="303" loading="lazy"></p><p></p><p></p><p><strong>Adieux</strong></p><p></p><p>Elle a jeté les yeux, la dernière clarine</p><p>Aux travers des rochers afin d’apercevoir</p><p>Le rayon de soleil qui laissait entrevoir</p><p>Ce chamois du matin aux airs de ballerine.</p><p></p><p>Il venait saluer cette belle tarine</p><p>Et lui contait comment la gentiane en miroir,</p><p>Par ces jours estivaux au ciel donnait l’espoir</p><p>De se farder de bleu sans point d’humeur chagrine.</p><p></p><p>De la reine de l’alpe a glissé le sabot,</p><p>De la flotte d’automne un premier paquebot,</p><p>Ses soyeux sourcils roux a couronné de givre.</p><p></p><p>La gentiane pâlotte a vu fondre son tain,</p><p>Puis le ciel de l’alpage a refermé son livre,</p><p>À la grange s’endort le tout dernier regain.</p><p></p><p><span data-ips-font-size="90">Tarentaise, le 12 septembre 2026</span></p><p></p><p><em><span data-ips-font-size="90">Illustration Pixabay libre de droits</span></em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25280</guid><pubDate>Sat, 12 Sep 2026 06:04:58 +0000</pubDate></item><item><title>R&#xE9;miniscence</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25299-r%C3%A9miniscence/</link><description><![CDATA[<p><br></p><p style="text-align:center;"><em>On a bougé en moi, des voix frappent mes tempes.</em></p><p style="text-align:center;"><em>A chaque battement c’est une âme qui vole</em></p><p style="text-align:center;"><em>Au vent de ma mémoire où mon être s’estompe.</em></p><p style="text-align:center;"><em>Peuplé d’échos, j’avance, hébété d’ombres, seul.</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Qu’est-ce à comprendre là ? Suis-je si populeux</em></p><p style="text-align:center;"><em>Que je ne puisse aller sans soulever la cendre</em></p><p style="text-align:center;"><em>De myriades de gens qu’à mon pas généreux</em></p><p style="text-align:center;"><em>Une paume ouverte jette, magique poudre ?</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Tout ce monde m’est cher, et la seconde belle</em></p><p style="text-align:center;"><em>Fait entrer la foule, houle blonde harassante,</em></p><p style="text-align:center;"><em>Mirifique promesse à la grâce de bulle.</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Qui est là ? De quel jour viens-tu, toi que je sens</em></p><p style="text-align:center;"><em>Revenir obstinée au tamis de mon cœur,</em></p><p style="text-align:center;"><em>Grain d’amour au chapelet de ma vie, -cette heure ?</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25299</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2026 17:51:36 +0000</pubDate></item><item><title>La Tour</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25300-la-tour/</link><description><![CDATA[<p>L’incendie de la tour<br>la tour dans laquelle j’étais<br>j’étais défoncé<br>défoncé au crack<br>un crac m’a réveillé<br>veillé trop tard</p><p>Je me suis endormi<br>dormi trop longtemps<br>temps d’une cigarette<br>arrête le temps<br>tant pis<br>j’ai mis l’feu au tapis<br>Tapi dans la nuit<br>cerné par les flammes<br>ma peau a brûlé<br>et mon cœur infâme<br>n’a pas subsisté</p><p>La tour s’est écroulée<br>coulée de béton<br>tombe à ciel ouvert<br>ouverte au vent<br>ventres mutilés<br>laideur de la mort<br>mordu par le feu<br>feulement de tourment<br>des familles en deuil<br>à cause d’un paumé<br>pâmé à l’exta</p><p><br></p><p>Écrit le 11/09/26</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25300</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2026 18:39:07 +0000</pubDate></item><item><title>A vous chers h&#xF4;tes</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25295-a-vous-chers-h%C3%B4tes/</link><description><![CDATA[<p> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">A vous  chers hôtes de nos manuscrits,</p><p style="text-align:center;">Vous qui recueillez nos pensées bohèmes,</p><p style="text-align:center;">Que pensez-vous faire de nos écrits,</p><p style="text-align:center;">Que ferez-vous donc de tous nos poèmes ?</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les âmes vagabondent, il en est ainsi.</p><p style="text-align:center;">De vaillantes muses nous accompagnent</p><p style="text-align:center;">Dans le choix des rimes, des mots, des récits,</p><p style="text-align:center;">Pour de courts aveux et lèvent nos pagnes.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Nous nous dévoilons le temps d’un soupir,</p><p style="text-align:center;">En quête d'un regard, aimable caresse,</p><p style="text-align:center;">Par de simples mots, par des souvenirs.</p><p style="text-align:center;">L’humain est enfant, il va à confesse.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Nos plumes cheminent, nos cœurs s’entrouvrent</p><p style="text-align:center;">Voilà qu’on s’épanche et que l’on roucoule</p><p style="text-align:center;">L’on cherche en nous-mêmes et l’on se découvre.</p><p style="text-align:center;">Soudain sur les lignes les encres s’écoulent.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Mais que deviendront les chants et les cris</p><p style="text-align:center;">Que nous déposons sur les écrans blêmes ?</p><p style="text-align:center;">Seront-ils assemblés tous ces écrits,</p><p style="text-align:center;">Seront-ils édités tous ces poèmes ?</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25295</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2026 17:05:39 +0000</pubDate></item><item><title>La m&#xE9;moire de peau</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25281-la-m%C3%A9moire-de-peau/</link><description><![CDATA[<p>Un mot, un son ou une absence</p><p>Dans la chaleur de ses silences</p><p></p><p>Son coeur se noyait dans la forme—</p><p>Ligne battante de ses yeux</p><p>Dans la brûlure de ses doigts</p><p></p><p>L’argile larmait ses coupures</p><p>Quand le rêve frôlait son sang</p><p></p><p>Dans la chair de ses attentes</p><p>Elle existait à force d’être</p><p>Dans les apparats de la matière</p><p>Camée d’ombre et de lustres d’eau</p><p></p><p>La forme tremblait sous sa paume</p><p>Son pouls appelait son nom</p><p></p><p>Elle périssait dans ses yeux</p><p>Dans son sang subsistaient ses ors</p><p></p><p>Une forme, une illusion</p><p>jamais tout à fait possédée—</p><p> </p><p> </p><p></p><p></p><p></p><p><span data-ips-font-size="80"> L'intensité du souvenir ne meurt jamais..</span></p><p><img class="ipsImage ipsImage_thumbnailed ipsRichText__align--block" data-fileid="4896" src="https://accents-poetiques.com/uploads/monthly_2026_09/Labiche.thumb.png.435f6d51199cc94ec283d7ddf7a024a3.png" alt="La biche.png" title="La biche.png" width="1000" height="570" data-full-image="https://accents-poetiques.com/uploads/monthly_2026_09/Labiche.png.fb3a5b32c8872731b1b6c51bd58555f5.png" loading="lazy"></p><p><span data-ips-font-size="80">Illustration créée avec l'IA</span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25281</guid><pubDate>Sat, 12 Sep 2026 07:53:31 +0000</pubDate></item><item><title>Mor-do-r&#xE9;</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25236-mor-do-r%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p></p><p>L'été mal aimé décline enfin, épuisant,</p><p>épuisé.</p><p>Dans la vastitude, l'automne cligne de l'œil,</p><p>prépare ses nuits de cannelle et d'orange</p><p>aux songes de l'éveil, aux ombres de fusain,</p><p>elle esquisse sur les murs d'étranges dessins ;</p><p>des doigts malhabiles et tremblants</p><p>battent le pouls de la terre</p><p>en éclairs de Rembrandt</p><p>en poèmes de frissons.</p><p>La solitude revêt sa robe de chamade</p><p>et je demeure, étonnée</p><p>du manque de désespérance</p><p>le vent balaie les poussières de l'absence.</p><p>Derrière mon paravent d'émoi,</p><p>où poser ma tête dans ce manque d'épaule ?</p><p>Sous le toit sans toi, juste moi</p><p>contre les canisses encore chaudes</p><p>je regarde la marguerite intacte</p><p>qui ne s'est pas laissée déshabiller</p><p>je t'aime n'a pas de mesure</p><p>les pétales n'y feront rien</p><p>l'amour n'est qu'un murmure.</p><p>Ce soir, mélancolique à souhait,</p><p>j'ai respiré les premières fragrances</p><p>de la saison du mordoré</p><p>où, déjà, tombent les premières feuilles,</p><p>où les yeux s'écarquillent</p><p>devant la face lunaire du bonheur.</p><p>Je n'aurais pas cru revoir une éclipse</p><p>ni même un escargot sortir de sa coquille</p><p>à la première pluie</p><p>sur le champ de maïs.</p><p>J'avais oublié le solfège,</p><p>le parfum des chênes liège</p><p>la musique de l'automne </p><p>mor-do-ré. <br><br></p><p>(joailes -) 5 septembre 2026 - 22h 20</p><p><br><br></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25236</guid><pubDate>Sat, 05 Sep 2026 20:21:28 +0000</pubDate></item><item><title>M&#xE9;lancolie automnale</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25270-m%C3%A9lancolie-automnale/</link><description><![CDATA[<p>Il pleut doucement sur la plaine</p><p>Dans le vieil arbre dévêtu</p><p>L'oiseau soudain se sent perdu</p><p>Et d'ennui mon âme s'égrène</p><p></p><p>Les gouttes d'eau sur les toits bleus</p><p>Font ouïr un morne cliquetis</p><p>Et le jardin aux myosotis</p><p>N'a plus la couleur de tes yeux</p><p></p><p>Nul soleil n'ira plus fouiller</p><p>Ta longue chevelure d'or</p><p>Que la pluie sans fin vient mouiller</p><p></p><p>Les voiliers sont rentrés au port</p><p>Et le jour las qui s'exfolie</p><p>Sombre dans la mélancolie.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25270</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 16:47:08 +0000</pubDate></item><item><title>Occaz</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25271-occaz/</link><description><![CDATA[<p>Je partage, depuis peu, avec vous ce forum de poésie. Je ne me suis pas présenté car d’une part je n’ai pas trouvé la rubrique et d’autre part je trouve plus intelligent de me laisser découvrir à travers mes écrits, feuille à feuille sans en faire une exhibition . On cerne facilement les personnes, la manière de penser, les tempéraments, les blessures de la vie même si ce n’est pas auto-biographique, les goûts, la culture.</p><p>La poésie est souvent un élan du cœur, sans masque  ou transpire la vérité mais même masqué on sent les projections, les non-dits, les absences d’émotion ou les exagérations en contraste. Je ne suis pas psychologue mais un humain sensible car mon métier m’a beaucoup rapproché des malades.</p><p>Vous savez déjà que je connais le carnaval de Dunkerque, j’y ai vécu mes 20 premières années, maintenant retraité je promène mon chien complice sur les chemins pendant que mes pensées divagues. La canicule nous a bien fait souffrir cet été. Aujourd’hui je vous offre un poème récent sur ma façon de concevoir la poésie.</p><p></p><blockquote class="ipsQuote" cite="" data-ipsquote=""><div class="ipsQuote_contents" data-ipstruncate=""><p>Occaz</p></div></blockquote><p>Ma poésie est laborieuse :<br>Des vers boiteux, foulées oiseuses<br>Foulant les chevilles sur les galets,<br>Pourtant je ne suis pas un gringalet ;</p><p></p><p>Des rimes qui font du gringue,<br>Tel Aristide¹ dans ses chansons<br>Plie de l’argot comme du carton,<br>S’enrhument en bout des lignes,<br>La goutte au nez, le front humide,<br>Les yeux brillants de fièvre,<br>Cherchant avec constance les sœurs jumelles.<br>Ah ! les voilà, elles arrivent me faisant de grands signes ;</p><p></p><p>Alourdissant mes vers alitérés², cruelles,<br>D’assommantes assonances assumées de méta-vers,<br>Alors qu’une simple envolée de pré-vert<br>Ferait tout autant l’affaire.</p><p></p><p>Riche idée de poser les rimes d’entrée,<br>Niche à l’orée du bois des pensées,<br>Comme une clé sur la portée<br>Orne le ton de la scansion.</p><p></p><p>Deux hémistiches imparfaits hument<br>Deux mi-moustaches, chevauchant un philtrum³,<br>Là où la césure se tapit, se déguise,<br>Se cache et se camoufle,<br>Puis s’efface et s’évapore d’un seul souffle.</p><p></p><p>Pourtant j’ai essayé de malléer⁴ les alexandrins,<br>De malaxer cette pâte molle,<br>D’y sculpter des farandoles,<br>Tout un brouillon de fariboles.<br>Mais les vers se bousculaient, n’entraient plus dans les cases,<br>Et pour douze pieds, il faut au moins trois mains,<br>Dont une de charpentier, d’occaz⁵.</p><p></p><p>Je suis un peintre qui ne sait pas et qui peint quand même,<br>Un musicien qui tord les notes, aigrelle⁶ des airs qu’il aime,<br>Un versificateur mal acquis, mal dégauchi, sans héritage,<br>Un méta-poète en quête de vérité sans cage.</p><p></p><p>Ma poésie doit filer juste, sans faire d’esquive,<br>M’emmener où je veux, à allure vive,<br>Spontanée, libre, de tout droit,<br>Bien dans ses pieds, bien dans sa tête, bien dans son cœur,<br>Bien maladroit.</p><hr><p>¹ Aristide Bruant (en poche)<br>² alitérés : alités, altérés et allitérés<br>³ philtrum et hume ne riment pas mais on n'est pas parfait<br>⁴ malléer : rendre malléable, à coups de maillet<br>⁵ d'occaz : il ne lui reste que deux doigts à une main. 10+2 = 12 (2 vivants et 3 fantômes douloureux)<br>⁶ aigrelle : qui rend aigre et grêle à la fois</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25271</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 18:53:11 +0000</pubDate></item><item><title>Le dernier souffle</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25279-le-dernier-souffle/</link><description><![CDATA[<p><strong><u><br></u></strong></p><p></p><p>Alors que je remontais le courant</p><p>En contresens des canots descendants</p><p>Je me montrais revêche</p><p>À pagayer ainsi la belle Ardèche</p><p></p><p>Soudain le vent s’est mis à chanter</p><p>Aux faîtes des peupliers</p><p>Harmonisant une gamme</p><p>Une ligne de corde</p><p>Traçant le mouvement des gorges</p><p>Qu’enchâssent les roches de calcaires</p><p>Il suivait une horde</p><p>Jusqu’au  chant qui se forge</p><p>Aux accords du flux de la rivière</p><p>L’onde était sa portée</p><p></p><p>Je m’immobilisai et cessai de ramer</p><p>L’écoute se fit silencieuse</p><p></p><p>Le vent chanta son âme</p><p>Et essaima des hampes vaporeuses</p><p>Sur le ciel échevelé</p><p>Ses traînes blanches élégantes</p><p>Vinrent l’envelopper</p><p>Ce fut le dernier souffle de l’été.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25279</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2026 18:48:26 +0000</pubDate></item><item><title>Plan&#xE8;te l&#xE9;opard - Les Jardins de l'&#xE9;trange XI</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25277-plan%C3%A8te-l%C3%A9opard-les-jardins-de-l%C3%A9trange-xi/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="https://zupimages.net/up/26/37/qwca.jpg" alt="qwca.jpg" class="ipsRichText__align--block ipsRichText__align--width-custom" width="750" height="750" style="--i-media-width: 631px;" loading="lazy"></p><p style="text-align:center;"><span data-ips-font-size="80">Photographie personnelle</span></p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;"><strong>Planète léopard</strong></p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;">Immense cache-cache aux arbres de saison,</p><p style="text-align:center;">Doux atomes dansants sur la planète feuille,</p><p style="text-align:center;">Cette fauve clarté non loin du chèvrefeuille</p><p style="text-align:center;">Tapisse le décor en belle déraison.</p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;">La forêt de l'été, lasse de floraison,</p><p style="text-align:center;">Est murmure fané dans le temps qui s'endeuille,</p><p style="text-align:center;">Nul désir laissé coi, nulle âme qui ne veuille,</p><p style="text-align:center;">Tout palpite en secret, rêve de lunaison.</p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;">L'astre des nuits de soie, en sa pose indolente,</p><p style="text-align:center;">Se veut belle Sélène et face somnolente,</p><p style="text-align:center;">Elle éclaire en douceur ces mondes léopards.</p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;">Les arbres tachetés sont perle qui résonne</p><p style="text-align:center;">Sous la voûte un peu sombre aux végétaux musards ;</p><p style="text-align:center;">Dans les caches du cœur, s'annonce ici l'automne.</p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;">Alba</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25277</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2026 07:30:48 +0000</pubDate></item><item><title>Impressions, soleil mourant</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25274-impressions-soleil-mourant/</link><description><![CDATA[<p>De la terre aux daims noirs aux laisses de la mer</p><p>Où les flots à pieds nus s’éloignent sur le sable,</p><p>Continent, liseré dans le nimbe de l’air,</p><p>J’aborderai ton île et son rivage instable.</p><p></p><p>La pièce d’or a chu pour aller en enfer,</p><p>Rendant le médailler céleste inconsolable</p><p>De la perte du jour dans le liquide amer</p><p>Sous les yeux des rameurs qui croient le ciel coupable.</p><p></p><p>Ô demeure, branchie entre le monde et moi,</p><p>À ma place, respire, en endurant l’émoi</p><p>Du monde finissant où je n’ai plus de souffle.</p><p></p><p>Nuit. L’étoile double brille dans un halo.</p><p>Avant le jour il va pleuvoir. L’ombre camoufle</p><p>Un peu du désespoir qui se cache dans l’eau.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">25274</guid><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 21:12:13 +0000</pubDate></item><item><title>J'ai mis une plume &#xE0; mon chapeau</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25275-jai-mis-une-plume-%C3%A0-mon-chapeau/</link><description><![CDATA[<p><strong>Une plume à mon chapeau</strong></p><p> </p><p>J’ai mis une plume à mon chapeau,</p><p>En solidarité avec la nature et ses oiseaux :</p><p>Une plume de moineau, soyeuse et légère,</p><p>Ou celle noire d’un corbeau solitaire.</p><p> </p><p>Les grands arbres sont tombés,</p><p>Les champs ont été retournés,</p><p>Les maisons ont poussé comme des champignons.</p><p>Le thermomètre frôle les quarante degrés.</p><p> </p><p>Les oiseaux halètent sous un soleil de plomb.</p><p>Chaque jour, je remplis leur coupelle d’eau claire,</p><p>Où ils viennent boire et se baigner.</p><p>Une plume à mon chapeau, pour eux.</p><p> </p><p>Les écureuils, pelés par la chaleur,</p><p>Ne sont pas oubliés :</p><p>Noix, noisettes à profusion,</p><p>Eau fraîche sur le rebord de la fenêtre.</p><p>Une plume à mon chapeau, pour la Vie.</p><p> </p><p>Si chacun ajoutait une plume à son chapeau,</p><p>Le monde offrirait davantage d’ombre que de béton,</p><p>Davantage de chants que de silence.</p><p>Et les oiseaux sauraient encore</p><p>Qu’ils ont leur place parmi nous.</p><p></p><p>Sorgues Juillet 2026</p><p></p><p><strong><em>Photo perso "aquarellisée"</em></strong></p><p><img class="ipsImage ipsImage_thumbnailed ipsRichText__align--block ipsRichText__align--width-custom" data-fileid="4893" src="https://accents-poetiques.com/uploads/monthly_2026_09/Plumeauchapeau1.thumb.jpg.1b4600bcb087831aa02bdd1a77aa0c47.jpg" alt="Plume au chapeau1.jpg" title="Plume au chapeau1.jpg" width="562" height="750" data-full-image="https://accents-poetiques.com/uploads/monthly_2026_09/Plumeauchapeau1.jpg.16806239bb94733f4b9dc1989fde2fc8.jpg" style="--i-media-width: 187px;" loading="lazy"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25275</guid><pubDate>Thu, 10 Sep 2026 07:19:53 +0000</pubDate></item><item><title>Etreinte du vent</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25278-etreinte-du-vent/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Dans l’étreinte du vent</em></p><p style="text-align:center;"><em>la valse reprend de plus belle</em></p><p style="text-align:center;"><em>de la vie rebelle</em></p><p style="text-align:center;"><em>aux chaînes du temps</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Je me souviens il y a mille ans</em></p><p style="text-align:center;"><em>quelqu’un m’a dit je t’aime</em></p><p style="text-align:center;"><em>oh ces paroles que l’on sème</em></p><p style="text-align:center;"><em>vivent encore maintenant</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>J’ai suivi ton oie dans les airs</em></p><p style="text-align:center;"><em>ô mon rêve boréal</em></p><p style="text-align:center;"><em>ma vie fut-elle ce canal</em></p><p style="text-align:center;"><em>qui n’a jamais trouvé la mer</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Je ne saurais guère plus faire</em></p><p style="text-align:center;"><em>de mes ailes prolifiques</em></p><p style="text-align:center;"><em>qu’aurores magnétiques</em></p><p style="text-align:center;"><em>clouées à des fins lucifères</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Dorénavant oublions</em></p><p style="text-align:center;"><em>l’avidité insatiable</em></p><p style="text-align:center;"><em>d’un bonheur ineffable</em></p><p style="text-align:center;"><em>en ce monde trublion</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Va ô vent des quatre caps</em></p><p style="text-align:center;"><em>ouvre ma porte à tous les sens</em></p><p style="text-align:center;"><em>m’y forge quintessence</em></p><p style="text-align:center;"><em>d’âme ravie sous cape</em></p><p style="text-align:center;"><br></p><p style="text-align:center;"><em>Car c’est toi qui me défeuilles</em></p><p style="text-align:center;"><em>pour la caresse et pour l’expir</em></p><p style="text-align:center;"><em>suspendu à ton soupir</em></p><p style="text-align:center;"><em>je n’attends plus que tu me cueilles !</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25278</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2026 17:30:25 +0000</pubDate></item><item><title>Les gouttes de mots</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/23456-les-gouttes-de-mots/</link><description><![CDATA[<p>Je suis sur la feuille les gouttes de mots</p><p>Les nervures cabrent leur âme</p><p>Dans l’encre</p><p>Liserée de grains de peau</p><p>A fleur de soie</p><p> </p><p>Une goutte dans mes yeux enfreint les cieux</p><p>Bordure de sève aux ombres sous-jacentes</p><p>Tremblement ténu de la brise absente</p><p>Dans les ondulations de nuit et de pluie</p><p> </p><p>Une goutte dans mon sang enfreint le temps</p><p>Bercement du tissu aux lancinants cris</p><p>Brûlure de la seconde impalpable</p><p>En veille dessus ma peau, l’oubli en feu</p><p> </p><p>Une goutte dans mon rêve enfreint la nuit</p><p>Inflorescence d’oiseaux en pointillés</p><p>Morsure des marées aux battements d’ailes</p><p>Dans l’étreinte de l'étoile en voile d’eau</p><p> </p><p>Je bois sur la feuille les gouttes de mots</p><p>Notes aux éclats parcheminés</p><p>De rêve</p><p>Essences incorruptibles</p><p>De l’aurore</p><p> </p><p> </p><p> </p><p> </p>]]></description><guid isPermaLink="false">23456</guid><pubDate>Sun, 23 Nov 2025 09:54:35 +0000</pubDate></item><item><title>Ha&#xEF;kus d'automne (2/2)</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/23474-ha%C3%AFkus-dautomne-22/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Des larmes partout</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>un grand mouchoir de soie blanche</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>l’automne renifle</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Dans l’averse torrentielle</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>un soleil d’un sou</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>c’est une pépite !</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Près d’un champignon</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>deux châtaignes sont à terre</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>l’automne en rougit</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>En l’herbe un colchique</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>une truffe qui le flaire</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>n’est pas fou, le chien !</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Leurs guenilles d’or</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>ils les jettent une à une</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>arbres en ascèse</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Bruit de castagnettes</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>feuilles sèches que l’on choque</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>le vent s’est levé</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Soleil du matin</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>les bois sont pleins de bijoux</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>saison joaillière</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Elle est presque nue</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>parée de ses colliers d’ambre</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>la forêt coquette</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>En paume de feuille</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>topaze serti dans l’or :</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>bijou, ce marron !</span></em></p><p style="text-align:center;"><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>Ces bras qui jaillissent</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>du manteau blanc d’un fantôme</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>ce sont branches mortes.</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'> </span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>L’automne est si froid</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>ce potiron sous la neige</span></em></p><p style="text-align:center;"><em><span style='font-family: "Times New Roman", "Georgia", serif;'>cul-terreux gelé</span></em></p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;"></p><p style="text-align:center;"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">23474</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 18:23:03 +0000</pubDate></item><item><title>Je n'avais pour les femmes qui prient</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/23473-je-navais-pour-les-femmes-qui-prient/</link><description><![CDATA[<p></p><p><span data-i-color="hard">Je n'avais pour les femmes qui prient</span></p><p><span data-i-color="hard">ni les mots des enfants qui ne le peuvent plus</span></p><p><span data-i-color="hard">ni ceux des hommes qui allument l’incendie </span></p><p><span data-i-color="hard">mais qu'auraient-elles besoin de fables !</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>J'écrivais pour reposer ma tête entre les mains</span></p><p><span data-i-color="hard">des chaumières de pierre, la vague du troupeau rentrant</span></p><p><span data-i-color="hard">le soir par les creux entre les ombres des barges</span></p><p><span data-i-color="hard">la table de bois scarifiée par les crasses du temps</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>J'écrivais pour vous, pour les mots, les oiseaux</span></p><p><span data-i-color="hard">qu'ils s'habillent de vous, ne quittent vos armoires</span></p><p><span data-i-color="hard">le lilas, la flouve coupée à l'été, les pétales de sang</span></p><p><span data-i-color="hard">comme de vos nappes claires ma gueule de bois</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Un jour, longtemps, ce soir peut-être</span></p><p><span data-i-color="hard">je gravai sous l'écorce une dernière fois</span></p><p><span data-i-color="hard">tant de fois, du silence, la profonde racine</span></p><p><span data-i-color="hard">puisant les étoiles noyées sur la chimère des étangs </span></p><p><span data-i-color="hard"><br>J'avais sur les mains plus de terre qu'il n'en faut</span></p><p><span data-i-color="hard">plus de bois, plus de restes de pain que n'en peux partager</span></p><p><span data-i-color="hard">et sur le dos de ciels, de pluie et de chemins</span></p><p><span data-i-color="hard">les contrées traversées les êtres désirables</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Pour dénicher sur la neige la note fugace</span></p><p><span data-i-color="hard">Je brisai les os cristallins d'un oiseau </span></p><p><span data-i-color="hard">lorsque son cœur fondit en larme sur mes lèvres</span></p><p><span data-i-color="hard">et s’envola !</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Était-ce vous, était-ce toi, moi</span></p><p><span data-i-color="hard">et ce toi ou l'émoi que je suis pas à pas</span></p><p><span data-i-color="hard">serrant contre moi l'urne brûlante des mots</span></p><p><span data-i-color="hard">qui me crient famine encore !</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Tant foules et déserts avaient nourri</span></p><p><span data-i-color="hard">cœur et conscience loin des certitudes </span></p><p><span data-i-color="hard">que leur désastre peu à peu fit saulaie sur la dune</span></p><p><span data-i-color="hard">nos bras voués à l'office de la solitude</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Qu'avais-je compris de la source, vagabond du silence</span></p><p><span data-i-color="hard">où m'irriguait ta pudeur, dis</span></p><p><span data-i-color="hard">à la joie d'être nue</span></p><p><span data-i-color="hard">j'effrontais l'âme désirante</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Qu'avais-je compris des violences</span></p><p><span data-i-color="hard">qui frappent tambour les corps amoureux, dis</span></p><p><span data-i-color="hard">s'il n'existait ailleurs d'autres rivières</span></p><p><span data-i-color="hard">pour le chant…</span></p><p><span data-i-color="hard"><br>Que ne me suis-je perdu en chemin </span></p><p><span data-i-color="hard">moi qui tant aimais, poète…</span></p><p><span data-i-color="hard"><br></span><br></p><p><br></p>]]></description><guid isPermaLink="false">23473</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 17:34:20 +0000</pubDate></item><item><title>Traversant l&#x2019;inqui&#xE9;tude du temps</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/23469-traversant-linqui%C3%A9tude-du-temps/</link><description><![CDATA[<p></p><p></p><p style="text-align:center;"> </p><p>Traversant l’inquiétude du temps</p><p>Le vermeil des yeux</p><p>Embrume l’emprise de ce qui brûle</p><p>Bousculant incrédule le crépuscule</p><p>Déchirant sans raison l’écho</p><p>Comme on déchire la proue d’une tempête</p><p> </p><p>C’est à reculons du désert</p><p>Que s’écaillent les cascades</p><p>Et forcent les haubans</p><p>En troublant l’eau des puits</p><p> </p><p>Les vagues sous les empreintes</p><p>Eloignent les ombres de la mélancolie</p><p>Et des transhumances mélodiques</p><p> </p><p>L’instant échappe aux sortilèges</p><p>Et aux silences des murailles</p><p>Les équinoxes sont dans l’écume</p><p>Et les tornades de la mémoire</p><p> </p><p>Ne parlons pas de la solitude des galaxies</p><p>Les miroirs sans cesse courbent</p><p>Les subtils chapelets du cosmos</p><p>Alors ne parlons pas de solitude.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">23469</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:29:42 +0000</pubDate></item><item><title>Le paradis d&#x2019;amour</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/23468-le-paradis-damour/</link><description><![CDATA[<p>Je reviens, mon amour, à ta voix, à ta main,</p><p>Au feu continuel des baisers de l’automne</p><p>Dans le temps permanent du jour sans lendemain</p><p>De la vie à laquelle, enfin, je m’abandonne ;</p><p></p><p>Et je pense au bonheur, qui devient plus qu’humain,</p><p>De t’adorer toujours ainsi qu’une madone</p><p>Dans des champs éthérés, parfumés de jasmin,</p><p>Adressant ma prière à l’amour en personne.</p><p></p><p>Tout le mauvais sommeil de mes nuits a cessé ;</p><p>La séquence des jours où j’étais oppressé</p><p>N’est plus en souvenir qu’une impression vague ;</p><p></p><p>Ce n’était que l’attente et l’espoir imprécis</p><p>De l’état où je suis, même si je divague,</p><p>De t’avoir rencontrée et d’être au paradis.</p><p></p><p></p>]]></description><guid isPermaLink="false">23468</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 08:38:16 +0000</pubDate></item><item><title>Annonciation &#xE0; l'aiguille</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25264-annonciation-%C3%A0-laiguille/</link><description><![CDATA[<p>Un matin hurlant de lumière,</p><p>Un matin blanchi à la chaux…</p><p><br></p><p>Le monde perd sa consistance,</p><p>Il a fondu comme de l’eau ;</p><p>Grande aquarelle sans lisières</p><p>Parmi laquelle je perds pied</p><p>Et nage, et nage en éphémère</p><p>Se noyant dans un verre d’eau.</p><p><br></p><p>L’ophtalmo du centre ville a</p><p>Dans le ventre un choeur de grenouilles</p><p>Celui de l’hôpital des yeux</p><p>Tranchant comme des allumelles.</p><p>Je crois bien qu’il ne me voit pas ;</p><p>Il me parle comme à lui-même :</p><p>Sur la longue liste du jour,</p><p>Je ne suis pour lui qu’une ligne,</p><p>Un numéro, pas même digne</p><p>D’un mot de consolation.</p><p><br></p><p>C’est le premier pas, le baptême</p><p>D’invisibilisation.</p><p><br></p><p><br></p><p>* * *</p><p><br></p><p><br></p><p>Des couloirs, longs comme des jours</p><p>Sans pain, sans espoir, sans amour.</p><p>Odeur d’ether, d’eau de javel,</p><p>Odeur puissante et éternelle,</p><p>Odeur de souffrance et de mort.</p><p>Aseptisé le sol, les murs ;</p><p>Aseptisé dans les poitrines</p><p>Les cœurs, les cœurs à la dérive.</p><p><br></p><p>Jeune homme, tu n’es plus pareil</p><p>À celui qu’hier, au soleil,</p><p>Tu étais…</p><p><br></p><p>Dans ce monde en dehors du monde,</p><p>Tu n’es plus qu’un fantôme en blouse.</p><p>Un nom, juste un nom, sans passé</p><p>Sans identité, sans histoire –</p><p><em>Sur la longue liste du jour,</em></p><p><em>Une ligne parmi tant d’autres </em>–</p><p>Et incapable de savoir</p><p>Combien s’est écoulé de sable</p><p>Depuis l’heure où, dans ce couloir,</p><p>On t’a désigné une chambre.</p><p><br></p><p>Dans cette autre réalité,</p><p>Le temps aussi se débobine…</p><p><br></p><p><br></p><p>* * *</p><p><br></p><p><br></p><p>Des larmes de Solumedrol</p><p>Se mêlent au sang de mes veines ;</p><p>Dans la nuit blanche de sommeil</p><p>Le roulement des infirmières ;</p><p>Un malade meurt patiemment</p><p>Dans le lit qui jouxte le mien ;</p><p>Le temps s’écoule, graine à graine</p><p>Oh, lentement, si lentement !</p><p><br></p><p>Mais l’heure de la grande aiguille,</p><p>La grande aiguille dans le dos,</p><p>Libère au sablier le sable</p><p>Qui tout a coup file à tout va.</p><p>Et avant qu’on ait crié gare,</p><p>Enfin tu redeviens moi,</p><p>Jeune homme à l’œil qui ne voit pas.</p><p><br></p><p>Moi, qui au terme du périple –</p><p>Où bien à son commencement ? –</p><p>Apprend le nom de cette chose</p><p>Qui gîte en moi comme une vase,</p><p>Qui croit en moi comme la ronce,</p><p>Qui boit en moi comme à sa source,</p><p>Qui voit en moi clair comme en l’eau,</p><p>Qui gâche le parfum des roses,</p><p>Le sourire des enfants roses,</p><p>Le goût du miel et des baisers,</p><p>Les heures bleues et puis les mauves :</p><p><br></p><p>Sclérose !</p><p></p><p>_________________</p><p><em>Les scènes décrites dans ce poème ont eu lieu voilà bientôt vingt ans... </em></p><p></p><p><em>Voilà ! Avec </em><a rel="" href="https://accents-poetiques.com/forums/topic/25128-vieille-compagne/#comment-223492"><em>"Vieille Compagne" </em></a><em>et </em><a rel="" href="https://accents-poetiques.com/forums/topic/25029-lacune-lexicale/#comment-222586"><em>"Lacune lexicale"</em></a><em> (renommé depuis "Le mot pour exister"), celui-ci complète le triptyque que j'ai intitulé "Trois Poèmes chroniques"...</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">25264</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2026 18:16:40 +0000</pubDate></item><item><title>Les vacances</title><link>https://accents-poetiques.com/forums/topic/25259-les-vacances/</link><description><![CDATA[<p> </p><p style="text-align:center;">Les vacances :  les loisirs, le farniente,</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Le ciel bleu, l’horizon, la grande route</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">La campagne, la nature, la détente,</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Rechercher l’arc-en-ciel sous la voûte</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les vacances : libérer ses orteils,</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Retirer la cravate, la chemise,</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Retrouver le bonheur au soleil</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Et tout ce que l'on vous autorise.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les vacances : pour dormir un peu plus ?</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">S’évader dans un livre de mille pages ?</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">S’énivrer de ne plus être reclus</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Voir ailleurs, s’allonger sur une plage.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Visiter les vestiges des siècles</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les restes de jadis, d’avant et d’autrefois</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Approcher la quadrature du cercle</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les diverses croyances et nuances de fois.</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Les vacances : sortir du quotidien,</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Approcher d’une vie de bohème</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Ne rien faire, en ressentir du bien</p><p style="text-align:center;"> </p><p style="text-align:center;">Et puis, tout conte soi, serrer  ceux que l'on aime.</p><p style="text-align:center;"> </p><p>                                                            </p>]]></description><guid isPermaLink="false">25259</guid><pubDate>Tue, 08 Sep 2026 14:16:03 +0000</pubDate></item></channel></rss>
