Dérobée par la brume
son orée ce matin
me revêt d’une aube
aux repères déments
M’enveloppe
dans un hors temps
aux ciels tôt exilés
obturés sur-le-champ
Cette contrée
s’indéfinit par ses distances éraflées
et ses bornes escamotées
Les baliveaux
blêmes
chuchotent leur présence
Embruns surnaturels
d’un pays délavé
baignant dans un autre âge
Celui des songes
et des silences
Je flâne à vue perdue
dans ces franges indécises
où l’étoffe muée du monde
sans cesse m’enfance

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