Hélas soudain j’ai vieilli quelle bizarrerie
Et inlassablement je cherche au fond de moi
Cet enfant  blond au front rêveur qui m’a trahi
Celui dont la chair était peut-être ce moi

Ici je ne vois plus cette main indécise
Ce regard émerveillé dans la lumière
Quant au soir sous juillet tombaient les cerises
Mêlant au vent le murmure des roselières

Quelle vague quel soleil dans l’écume des heures
Retient les rires penchés aux fenêtres du temps
Quel nuage en de secrets vents sait mes pleurs
Quel pétale se souvient en un froissement

Était-ce moi dans l’hasardeux dédale des chemins
Sous le regard clair du jour au pas si pressé
Ma mère silencieusement nous ne faisions qu’un
En nos nuits vermeilles que le temps a délaissé

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