Elle m’aime
Sur les divans du soir,
Les matelas fendus
Sous l’arc long de ses jambes
Qui dessinent un puits
Où je me noie, je l’aime
Une braise aux lèvres dans la baie du désir.

Elle m’aime
Dans les spasmes cintrés
Que tète encor ma bouche,
Au buvard embrasé,
Sur le bout de sa joie
Et au creux de ses reins
Où je me fonds, pendu aux cordes du plaisir.

Tant je l’aime
Qu’en sa source brûlante
Je bois tout l’inconnu
D’un fleuve féminin
Renversé de vertiges
Explosant à l’extase
Et dont la volupté suffit à m’éblouir.

Réponses

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

+