J’ai mangé à des sources lointaines
J’ai lavé mes mains dans l’histoire des survivants
J’ai foulé des espaces d’agonie où s’enterrent les plaintes
J’ai rêvé d’escaliers de feu pour gravir ma folie
J’ai voulu m’inscrire en cendres, volutes, flammes
J’ai fouillé des montagnes, des rivières, des ordures
J’ai connu des orages, des enfers et des meurtres
Dans cette nuit des corps, où l’air devient l’invisible ennemi
J’ai toujours dans la bouche
Des baisers et des larmes
Le goût amer et violent
Du désastre.

Réponses

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

+