Vois
Comme ses bras postillonnent
Des idées à la con
Qui giclent sur les rives assises à contempler
Vois
Ses larges mouvements où s’enrobent les foules
Dans la houle verbeuse de principes tordus
Et l’écume sur toutes ces roches blêmes
Qui ne sourient qu’au sel
Depuis leurs rivages pâles
Vois
Comme les falaises ont faim
De l’Uniformité
Du haut de leurs gradins calcaires
Et comme les récifs ont soif
Là dans la fosse
Toujours d’ensabler la couleur
Pour ne plus réfléchir que leurs propres reflets
Sur les longs littoraux qu’ils rêvent du regard
Vois
Comme la grève blanche
Blanche
Blanche
Bois
Et gobe et se soulève
Dans un orage d’applaudissements
Couvrant à peine l’écho de ce qui s’est enfui.

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