Regard égaré
À la verticale
Des nues et du vent
Des yeux fatigués
Qui n’ont plus de brillant
Que quand les larmes perlent.

D’une pesanteur de plomb
Elle s’embourbe
Dans des marais de bas-fonds
S’agite puis renonce
Ne pas se débattre
Pas trop, pas trop seul.

Redoutant le vertige
Tout en le désirant vaguement
Elle consent, étourdie,
À l’abandon
Fusant de son esprit brumeux
Des mots en piles
Que le sommeil efface
En hibernation
Elle siège

Aux premières lueurs
De ses doigts engourdis
Elle trace secrètement
Des lettres indécises
Signées de l’imprécise
Elle cherche encore
Quelque chose à ramener
De ce magma chimérique.

Silence…
Alice sommeille.

Et à l’heure qui n’en est plus une
Alice s’évade sur son tapis volant

Imagine, Alice, aux cieux dormant.

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