Ciel, ô beau fixe, couleur crépuscule.
Le soleil s’incline et insinue des jaunes exquis muables entre les bleus inséparables.
Un voile de lueurs diffuses à contrejour
Le balancement chatoyant des ombres

Un mirage de montagnes s’esquisse au creux des nébuleuses
S’imprègne pour l’éternité
L’instant se suspend
Dans les caves sous mes yeux.

Ailleurs, c’est loin.
Murakami, à l’ouest du soleil
Couché sur les pages, un vague à l’âme indicible
Empreinte des racines, ravage des circonstances
On peut perdre le nord.

Là-bas, il pleut souvent
Rive d’ailleurs, s’écoule l’attente
Interminable, inébranlable,
De jours meilleurs.

Ici, il fait presque noir
Demain baille
Prie sous des étoiles lointaines
Taedium vitae,

Pour l’heure, le jour se meurt
Autre part, cependant
L’aube répand d’autres teintes ocres
Sur un autre versant de la planète.

Sous les draps, ce soir, je ne dors pas
J’écoute Murakami me parler d’ennui et d’amour.

Réponses

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

+