Je suis ailleurs
Toujours autre part
Ainsi, quand tombe la nuit
À corps perdu
Je descends en moi-même
La pesante heure, je l’oublie
Un temps, une accalmie

Et je flotte, plane
Dans les airs
Sur une mer
Plonge à pic
Arpente, solitaire
Des dédales improbables

Je découvre sidérée
Les recoins insolites
D’une planète sauvage
L’astre aux reflets nacrés
De teintes chimériques
Suit son orbite
Indécrochable

Dormir
Imperturbable
Et pourquoi pas
Vivre cent ans

Au réveil
Reprendre ses esprits
Réintégrer son corps
Et tout de même
Rêver encore.

 

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