Cette douleur est là
Je sais je ne te reverrai
J’ai entendu le feu avant de le faire taire
Assommé par le bruit de tous ces autres fleuves
Où sans cesse la vie, sans cesse je m’enfuis
Et te veux – condamnée – à me noyer d’exil
Car j’ai vu dans l’azur le puits de ton absence
Et sa flamme au loin pleuvoir sur les flots
Qu’importe le long vogue à l’heure qui navigue
Je sais que l’aube
Que l’aube se dérobe si je ne t’y vois vêtue
Ainsi qu’au premier jour
Et un instant en songe
Qui toujours, qui toujours me ronge.

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