Vous êtes iciPublication en ligne|Poésie|Plume errante|Sans titre

Parfois je crois En vedette

vendredi, 19 septembre 2014 13:04 Écrit par 

Parfois je crois ranger au fond de moi-même,

Au bout d’un grand escalier des mortes saisons,

Un ciel bleu, un volet que l’on referme,

En criant dans d’étranges silences, ton nom.

 

Puis je vais, timide, en l’air secret du jour,

En disant que la nuit, le jour, se ressemblent,

Que le vent malin, emportant les amours,

Ne viendra pas là où nous marchons ensemble.

 

Mais de nouveau, lorsque paraît la lumière,

Ce matin dont la robe s’endeuille des heures,

Je sens l’affreuse torpeur, son œil sévère,

Et je m’enferme en de vieilles douleurs.

 

Parfois je crois ranger au fond de moi-même

L’enfant nu qui ne voulait pas d’un éveil,

Ce gouffre d’où je viens, où je vais mon terme

Et l’ombre se penchant sur tous mes soleils.


Évaluer ce texte
(12 Votes)
Thierry Demercastel

Membre de la Société des Poètes Français (SPF). Lauréat du prix José Maria de Heredia de la Société des Poètes Français 2013.

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Aucun commentaire sur cet article.

Ajouter votre commentaire

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 10 caractères
conditions d'utilisation.
Nous suivre sur Facebook
Nous suivre sur Google+
Nous suivre sur Twitter