Vous êtes iciPublication en ligne|Poésie|Eros|Sans tire

La lisière du temps

samedi, 14 février 2015 10:59 Écrit par 

 

Si j’étais cette lisière profonde du bois

Aux senteurs reverdies de l’automne

Si ces larmes du soir glissaient aussi

Sur la brume d’une douce caresse

 

Si le vent murmurait l’air des temps

Aux violons si gris des senteurs  d’été

Si gémissant encore des sueurs du soir

L’air de cet antre nous chantait l’espoir

 

Si du midi le souffle de ton cœur

M’offrait cet air aux sons des cors

Si ce ciel ne riait que d’éclats de soleil

Aux matins émus de ton corps aimé

 

Si venant d’une chambre rose d’envie

Tu perlais aux mains de mon cœur

Si brillant encore des feux de la nuit

Tu frémissais d’un éternel diamant

 

Et si je venais à quitter ces lignes noires

Attristées de ne plus y trouver rimes

Et si la page du matin vers la nuit

Se taisait et livide me regardait alors

 

Alors les mots qui volent aux cœurs

Tinteraient mille nouvelles symphonies

Alors ma Muse encore je reviendrais

Emu comme jadis d’un regard tremblant

 

Car bien plus tard une caresse du vent

Emporterait tous ces vils désordres

Et d’un doigt le piano s’émerveillerait

D’une émeraude sous l’ivoire noire

 

Et filent les heures et filent les jours

Nous confierions aux senteurs d’hiver

Les nouvelles saisons de nos corps

Pour à jamais si fort y puiser la Vie


Évaluer ce texte
(0 Votes)
CREPIN-LEBLOND

Site internet : trajectpoetique.canalblog.com E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Aucun commentaire sur cet article.

Ajouter votre commentaire

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 10 caractères
conditions d'utilisation.
Nous suivre sur Facebook
Nous suivre sur Google+
Nous suivre sur Twitter