DIES IRAE (Jour de Colère)

samedi, 15 novembre 2014 14:31 Écrit par 

L’océan déchaîné est plus noir qu’un démon

les vagues frappent avec rage, elles sont lames de fond

les entrailles de la mer s’ouvrent sur les sanglots

des noyés aspirés méchamment par les flots

 

Spirale magnifique la tornade exaltée

rétive cavale aux galops indomptés

quand du cœur des eaux jaillit sa crinière

elle écume des embruns qui sont pluie de colère

 

Les déferlantes arrivent, se retirent et reviennent sans cesse

chevauchant les rochers, elles dansent avec ivresse

un ballet lugubre qu’accompagne le vent

qui s’époumone et glace la terre en hurlant

 

La bourrasque tord en peu de temps l’espace

arbres, maisons, humains, toutes vies elle terrasse

les oiseaux affolés en de grands battements d’ailes

s’envolent avec le cri d’un déchirant appel

 

La dune déshabillée n’est qu’un désert de sable

la lune vacille dans l’onde et tout devient obscur

le temps qui passe agite les marées inlassables

et le couchant rougeoie quand s’apaise la nature



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CHAPRON Françoise

J'écris depuis plusieurs années des textes poétiques et des pamphlets

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