Vous êtes iciPublication en ligne|Poésie|Eros|Sans tire

Sur la digue

lundi, 23 février 2015 16:19 Écrit par 

Quand le matin affûte la présence des absences,

que s'ouvrent les fenêtres sur les cœurs apathiques,

que les judas épient les cours aux miracles fossilisés,

je dessine une femme en forme d'évidence absolue.

 

Là où dorment les derniers amants des nuits éclopées,

statues figées dans le sel des larmes de l'abandon

comme une dernière salaison avant mise en souvenir,

je songe à cette femme en éclats d'idéal sublimé.

 

Quand sur le bord des yeux affleurent les vagues à l'âme,

que le goémon des amertumes se dépose sur les épidermes,

que l'écume des climats égarés se suspend aux errances,

je marche avec ma femme sur la digue de nos promesses.


Évaluer ce texte
(0 Votes)
Eathanor

De la génération Y certes mais également de celle des Digital Migrants, j'ai troqué à la fin de mon adolescence mon baladeur à cassette pour un lecteur MP3 puis mon vieux modem 56 kb/s pour une connexion câblée. Passionné par la grande toile, je dissémine mes mots à grands coups d'octets et de pixels. Du genre homo sapiens en transition vers un homo numericus en somme :)

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Aucun commentaire sur cet article.

Ajouter votre commentaire

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 10 caractères
conditions d'utilisation.
Nous suivre sur Facebook
Nous suivre sur Google+
Nous suivre sur Twitter