Epiphanie

mercredi, 21 janvier 2015 05:10 Écrit par 

Sevrées les peaux

Celles qui ont ourdi

Dans la fissure d’un astre lourd

 De mélancoliques complications

Le sexe libéré

J’ai épuisé l’ouverture

Où chantent les solitudes

 

Tes yeux ont fermenté l’écueil

Pour qu’enfin advienne le jour

Où la cruauté s’appauvrira

J’entends tes genoux crisser

Dans l’horizon blanc d’un espoir mièvre

La folie dégorgée

Rivières sourdes

Dansant au creux d’une fièvre amère

 

Les falaises mûres

Ont exsudé un firmament nouveau

La floraison s’est époumonée

Dans une brise aux mains moites

Les lambeaux d’un pays asséché

Etendent leurs colères ivoirines

Aux femmes lassées

La peau accomplie

Dénouée par la chaleur de la mousse

Dérive

Portée par des nuages avides

Dans une petite cage en bois


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